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Bibliothèque ETE 2012 de nos POINTS DE VUE

Retrouvez ici une sélection de nos prises de position de AVRIL à OCTOBRE 2012

LE SYSTÈME “ÉCURIE” AU JEU SIMPLE : UNE ESCROQUERIE INTELLECTUELLE !

27 octobre 2012

LE SYSTÈME “ÉCURIE” AU JEU SIMPLE : UNE ESCROQUERIE INTELLECTUELLE !

Bon nombre de parieurs ne s’en sont pas même rendu compte, et pour cause (cela s’est fait sans aucun information au public !) mais la gestion du système “écurie” pour les jeux simples, au PMU, a changé il y a quelques mois, initié par les trotteurs. Un comble, d’autant que la technique de France-Galop était la bonne (application de l’écurie systématiquement à partir d’un pourcentage commun d’intérêts -25%- entre propriétaires). Il aurait donc été logique que les trotteurs l’appliquent également. Au lieu de cela, Sociétés de courses (et PMU ?) se sont mis d’accord sur la formule “trot” qui veut que ne fassent écurie que les chevaux porteurs d’une même casaque. D’où des applications parfois aberrantes... Mardi, dans le Quinté, LE BILBOQUET n’a pas fait écurie avec les autres “Augustin Normand”, alors qu’il lui appartient à 50% ! Jeudi à Cabourg, ALGORES (qui a gagné), entraîné par J.Philippe Dubois, n’a pas été couplé avec les “Victoria Dreams”... qui, tout le monde le sait, lui appartiennent indirectement. Autre cas hallucinant : un cheval sous couleur “Michel Sardou”, ne pas faire écurie avec un autre sous couleurs de son épouse “Mme Anne-Marie Perrier-Sardou”. Propension des dirigeants à prendre les parieurs pour des imbéciles ou simple incompétence ? Ou un peu des deux ?

PROGRAMMES ET HORAIRES PAS MÊME ADAPTÉS AU DUEL DU SIÈCLE...

27 octobre 2012

PROGRAMMES ET HORAIRES PAS MÊME ADAPTÉS AU DUEL DU SIÈCLE...

Parfois, devant le manque de lucidité des organisateurs en France, on a l’impression d’avoir à faire à un mur d’incompréhension. Un tel degré d’illogisme pouvant même de temps à autre donner l’envie de renoncer à les mettre en lumière, tout le monde semblant faire comme si de rien était. Mais alors qu’on me dise dans quel domaine, que cela soit dans le milieu du spectacle ou du sport, on se priverait de mettre en valeur ce qui se fait de mieux ? Évidemment nulle part. C’est pourtant ce qui arrive régulièrement aux courses qui, pourtant, offrent l’avantage de pouvoir proposer du “sport-spectacle”. Tous les atouts sont donc réunis pour faire du show, et pourtant...

On le sait, les organisateurs ne sont pas même capable d’offrir les meilleures courses comme support des jeux intéressants (voir le choix affligeant de Pick5 de jeudi au trot à Cabourg, ou encore celui d’hier à Fontainebleau avec 14 partants, dont 7 rentrants (trois de quelques mois ; deux de plus d’un an ; un de plus de deux ans ; un de plus de trois ans !), ce qui bien évidemment à un coût (manque à gagner en terme d’enjeux), outre l’image déplorable.

Mais il y a aussi le fait que l’on se prive de très grands moments émotionnels, extrêmement porteurs. Alors comment faire partager sa passion des courses quand, par exemple, on réunit chez soi quelques amis (qui ne sont pas des “mordus”), en leur garantissant qu’ils vont assister à un grand spectacle, à une sorte de match du siècle, entre deux chevaux pur-sang dont l’un d’eux, FRANKEL, britannique jamais venu en France, est probablement proche de la perfection -qualificatif que quasiment aucun cheval de course n’a pu se voir attribuer jusqu’à présent-, alors que l’autre est lui aussi, dans son genre, une exception, en terme de longévité, de moral de guerrier, et de complicité avec son entraîneur, Corine Barbe, le phénoménal CIRRUS DES AIGLES. Comment leur expliquer qu’en termes d’images, la chaîne Equidia n’en ait pas davantage fait, en direct, pour présenter l’événement, avec une longue et belle accroche avant départ, comme l’aurait fait n’importe quelle chaîne retransmettant un événement sportif mondial ?

Comment leur expliquer que la chaîne n’y est pour rien, mais qu’elle est victime du PMU et des Sociétés de courses françaises... à qui elle appartient pourtant (cherchez l’erreur !), lesquels ne pensent en fait que rentabilité à court terme, préférant courir tous les quart d’heure, sans aucune dérogation aux programmes, plutôt que de laisser le temps aux présentateurs de jouer leur rôle de promoteurs des courses, tâche plus justifiée que jamais avec une telle affiche et une conjoncture défavorable ?

Comment expliquer à ces amis, qui ne demandaient qu’à être convaincus après une course qui a tenu toutes ses promesses, que les reporters de la chaîne, Dominique Boeuf (excellent dans son rôle de consultant) et Gianni Cagiula (parfait dans son rôle de commentateur) ont été coupés dès le commencement de leur analyse de cette fabuleuse course, peu de temps après le poteau d’arrivée passé... pour aller assister à une course au Croisé-Laroche !

Comment leur expliquer qu’ils n’aient pu assister au tour d’honneur de FRANKEL, ce phénomène qui quittait donc la compétition invaincu avec un palmarès éblouissant, pour aller voir cinq partants modestes dans le nord de la France ?

Comment leur expliquer, alors que les présentateurs font tout leur possible (pas simple dans ces conditions) pour garder le téléspectateur en haleine, qu’à peine revenu à Ascot, pour entrevoir les champions acclamés par un hippodrome plein à craquer, il faille aussitôt repartir... à Pornichet, voire des trotteurs sans envergure ?

Que répondre à l’un d’eux, qui m’apostrophe en taxant le monde des courses “de ne penser qu’au jeu et à l’argent que cela génère, sans même privilégier les plus grands compétiteurs” ?

Et que répondre à celui qui, en nous quittant après le verre de l’amitié, me fait cette terrible comparaison : “C’est un peu comme si l’on était venu voir la finale olympique du 100 mètres d’Usem Bolt, et que l’on ait coupé les images juste après la ligne franchie, pour aller voir des “compét” niveau Ïle-de-France au stade Charlety...”.

C’est d’autant plus triste qu’il a raison. Quelle occasion ratée et quel gâchis, une nouvelle fois.

Contournement des règles validé

20 octobre 2012

QUAND LES DIRIGEANTS DU TROT ORGANISENT OU VALIDENT LE CONTOURNEMENT DES RÈGLES...

On le sait depuis hélas trop longtemps, certains dirigeants ont une notion complètement faussée de ce qui se passe sur leurs hippodromes. C’est vrai en terme d'organisation ou d’horaires (nous y reviendrons la semaine prochaine avec une lettre très argumentée d’un turfiste assidu des hippodromes qui a fait un sondage de “fidèles” dans les travées...). C’est vrai en terme de règles parfois inadaptées (trop nombreuses), d’indépendance (trop de conflits d’intérêts entre dirigeants et acteurs). Mais c’est vrai aussi en terme de gestion des compétitions et des programmes, ou de légitimité sportive, deux sujets que nous traitons ici. Tout d’abord, les programmes. L’autre vendredi à Vincennes, le choix du Quinté, dans le Prix Bohémia, fut incompréhensible, un de plus... Désigner une course de 16 déclarés, dont 12 étrangers dont certains sont peu connus des turfistes révèle une méconnaissance des trotteurs et de l’intérêt turfiste. En face, il y avait en effet une épreuve de 18 chevaux de belle qualité également, mais avec de vrais spécialistes bien connus. D’ailleurs, les trois favoris ont pris les trois premières places, avec la victoire de RIVIERE ESPERANCE devant RAPIDE DU DIGEON. En terme d’enjeux potentiel, c’est un gâchis évident. De fidélité turfistes également. Mais il y a pire encore. En effet, parmi les seize déclarés de la course choisie, il en était un, italien (le N° 16 OWEN’S CLUB) qui fut déclaré non partant... car les conditions de courses, édictées par ces mêmes dirigeants, lui en interdisaient l’accès ! Il avait terminé troisième d’un Masters séries de l’UET (Groupe I), et le quinté choisi excluait les trotteurs ayant terminé dans les trois premiers d’un Groupe I. Un comble... D’autant que l’ex-directeur technique du “Cheval Français”, Jacques Chartier, occupe de hautes responsabilités au sein de l’Union Européenne du Trot ! Mais évidemment, dans ces circonstances, le seul coupable est l’entraîneur. Il ne devait pas engager. La société organisatrice, comme d’habitude, n’y est pour rien...

INCITATION À ”FAIRE LE TOUR” DANS DES QUINTÉS. Autre fait marquant de ces derniers jours, les conditions du Grand National du Trot, dont l’étape lyonnaise a été remportée mercredi par SOLEIL DU FOSSE. Excellent lors de la plupart de ses participations, notamment corde à gauche, il a pris beaucoup de points grâce à ses performances mais il lui sera pourtant difficile de gagner ce challenge du tour de France des trotteurs... La raison ? Une comptabilité des points marqués qui privilégie la participation, ce qui incite à enfreindre les règles du code des courses... Je m’explique. Les points distribués sont de 15 au lauréat d’une étape, de 10 au deuxième, etc... SOLEIL DU FOSSE a donc ajouté 15 points à son score mercredi, en se donnant à fond et en remportant l’étape. Pendant ce temps, RISKAYA, qui n’était là une nouvelle fois que pour participer (merci pour les parieurs...), marquait elle 11 points, car elle en était à sa onzième étape. En effet, un règlement inique cumule les points de participation, ce que l’habile entourage de la jument a mis à profit... quitte à faire le tour mercredi dernier à Lyon, tout comme cela avait été le cas cette année au Croisé-Laroche, à Reims ou à Saint-Malo, en raison d’engagements défavorables ! Soit quatre tentatives dans des quintés, qui ont été “participatives”, sans autre ambition que d'engranger des points. Comportement violant le code des courses mais non puni et pour cause... On voit mal des autorités sanctionner un entourage qui ne fait que répondre aux incitations... de ces mêmes autorités. On croit rêver ! Avec, outre cette insulte aux règles élémentaires, et ce mépris des parieurs, une “logique sportive” qui consiste à privilégier la participation à la performance. Ce qui, pour une société chargée de la bonne organisation des courses et de la promotion du cheval trotteur, est non seulement incohérent mais aussi coupable...

JOCKEYS IMPÉTUEUX

20 octobre 2012

L’OBSTACLE VICTIME DE QUELQUES JOCKEYS IMPÉTUEUX

Le quinté de dimanche dernier à Auteuil a non seulement donné lieu à une arrivée extrêmement surprenante mais a aussi été la confirmation de ce à quoi on assiste depuis quelques saisons sur les obstacles : une allure folle, un manque de discernement de nombre de cavaliers, notamment parmi les plus jeunes.  Dimanche dernier, une fois de plus, certains ont confondu vitesse et précipitation, un phénomène qui a souvent coûté de bons résultats à bien des concurrents dans toutes les spécialités. Mais sur les obstacles, cela se paye cash... Il est donc temps d’ouvrir les yeux sur ce phénomène que personne n’ose dénoncer et pourtant, le triste spectacle du Grand Steeple-Chase de Paris cette année devrait interpeller, ayant été un exemple type des effets désastreux de ce phénomène du “qui m’aime me suive”. On se souvient de cette allure délirante imposée sur une longue distance et un parcours sélectif, traduit par un spectacle désolant : 7 chevaux ont terminé le parcours sur 19...  Remember Rose, Rhialco, Rubi Ball, Peldero, Quart Monde et Net Lovely, soit six chevaux, dont de sérieux prétendants au succès, étaient tombés en fin de parcours, au saut du “juge de paix”, le rail ditch, qui n’avait jamais fait autant de dégâts... La faute, donc, à une allure irresponsable et des chevaux “asphyxiés” en fin de parcours. D’ailleurs, Net Lovely a bel et bien prouvé, en se réhabilitant brillamment dimanche dernier dans le prix Héros XII, son immense talent. Alors que se passe-t-il ?

Par le passé, il y avait bien quelques têtes brûlées, mais désormais, ils se multiplient et les effets se traduisent par de nombreuses courses disputées à un rythme qui n’est pas en rapport avec la qualité des concurrents. Comme dans le Quinté de dimanche dernier, avec à la clé des arrivées non seulement surprenantes mais aussi de nombreux “tombés” ou “arrêtés” : 10 sur 16 et une arrivée loterie dans une course animée par Pasternakovitch (épuisé, il a eu du mal à sauter la dernière haie, terminant cinquième sur six). Mêmes effets dans la huitième course, un handicap de haies où 5 chevaux ont fini le parcours sur 17... Et que l’on ne me dise pas que c’est uniquement en raison du terrain lourd, ce n’était pas le cas le 20 mai dans le Grand Steeple. Il suffit d'observer les courses de près pour se rendre compte que les “attentistes” sont moins nombreux désormais. Peut-être en raison aussi d’entraîneurs qui ont moins de temps à consacrer à la formation tactique de leurs jockeys, en raison des nombreuses courses PMU et d’horaires aux effets pervers. D’ailleurs, ils sont de moins en moins nombreux, les entraîneurs, à être présents, faute de temps. Difficile, dès lors, de donner les bons ordres en amont, ou de “remonter les bretelles” en aval, comme par le passé... Et que l’on ne se méprenne pas sur des propos qui ont seulement pour but de préserver les chevaux, mais aussi des jockeys dont le courage est indéniable, mais qui doivent visiblement être protégés contre eux-mêmes. Et il ne suffit pas, pour cela, de compter les coups de cravache en fin de parcours.

LE MINISTRE A JOUE AU TICKET SPOT...

13 octobre 2012

LE MINISTRE A JOUE AU TICKET SPOT...

L’un des ministres de tutelle (l’agriculture), Stéphane Le Foll, a été invité par le Président du PMU dimanche à Longchamp, à l’occasion de l’Arc, mais aussi en matinée, à Boulogne-Billancourt, afin d’aller se rendre compte de la passion des turfistes dans un point PMU. Il a même fait valider un ticket “Spot”, découvrant une manière de jouer pour les non spécialistes... Comme nous l’évoquions la semaine dernière, nul ne sait si quelqu’un a osé lui expliquer qu’il avait trois chances sur dix-huit d’avoir sur son ticket un cheval de jeu, lesquels n’étaient pas de vrais partants mais des “leaders”. Trois numéros qui en fait n’ont pas réellement participé à la course du Quinté. Question : que ne dirait-on si un jour la Française des Jeux ôtait trois des quarante-neuf boules pour qu’elle n’aient aucune chance de sortir ? C’est pourtant un peu ce qui s’est produit dimanche dans l’Arc. L’histoire ne dit pas si le Ministre avait l’un de ces numéros fantôme sur son ticket... Nous, nous avons au moins deux exemples où figuraient  le leader japonais ! Scandaleux.

ENJEUX DÉCEVANTS

13 octobre 2012

DES ENJEUX DÉCEVANTS MALGRÉ LES APPARENCES...

Le PMU s’est probablement félicité des enjeux de la journée de l’Arc en annonçant un glorieux +22% mais il ne faut pas, comme le font désormais les “journalistes -attachés de presse” (deux professions pourtant incompatible) s’arrêter au chiffres bruts... En y regardant de plus près, on s’aperçoit que cette hausse est même finalement décevante en données corrigées... Tout d’abord, l’an passé, il n’y avait pas de réunion 2 comme cette année (à Strasbourg...). Mais cela n’explique pas tout, loin s’en faut, ces réunions provinciales n'intéressant pas grand monde lors d’une journée classique. Nous n’y attacherons pas d’importance dans notre comparatif. En revanche, on sait, et cela même le PMU et les sociétés de course ne le nient pas, que le nombre de partants sur des réunions principales, et de bonne qualité, est déterminant, ainsi que la couverture médiatique. Qu’observe-t-on entre 2011 et 2012 ? Le quinté dans l’Arc avait réuni 16 participants contre 18 cette année mais surtout l’affiche était extrêmement prometteuse dimanche dernier et a profité d’une très forte couverture médiatique grâce aux présences du japonais ORFEVRE, et du petit poucet SAÔNOIS dont l’histoire a fait le tour des journaux télévisées mais aussi de la presse écrite (y compris dans “Le Monde”). Un battage médiatique exceptionnel qui a évidemment eu une influence. Mais on observe également que dans les huit autres compétitions de cette réunion de Longchamp, les données techniques étaient très en faveur de cette année :

                                                       2011         2012

Partants Quintés :                      16              18

Partants Autres courses :         92              109

Nombre de trios :                       6                 8

Nombre de Multis :                    3                 4

Nombre de Mini-Multi:               0                 3

 

Toutes les données techniques étaient donc en faveur de 2012 sur la R1 de Longchamp, et si l’on y rajoute les quelques enjeux de la R2 (avec sept multis ou mini multis...) et aussi les deux belles courses de Groupe I au trot en Italie (contre une épreuve modeste en Autriche de trotteurs inconnus en 2011...), on s’aperçoit que la hausse de 22% est à pondérée très largement...

Ce que confirment d’ailleurs les chiffres du troisième trimestre en baisse de 1,1% et un bilan 2012, après neuf mois, de +0,8 malgré des multitudes de réunions, de courses, et de jeux supplémentaires...

La question finale demeure la même depuis des mois : tout ça pour ça !

“CHEVAL DE JEU”

06 octobre 2012

QUAND “CHEVAL DE JEU” N’EST PLUS COMPATIBLE AVEC FORMULES DE JEUX !

Voilà le jour venu de la course la plus fabuleuse de l’année pour les purs-sang. Après les forfaits déplorés cette semaine, on se réjouit que la course ait fait le plein de participants, notamment pour pouvoir servir de support aux paris à la carte du PMU et ainsi jouer son rôle de promotion des belles courses hippiques, c’est essentiel vu le contexte qui nous oblige parfois à nous intéresser à des épreuves peu dignes d’intérêt. Mais cette version 2012 est le moment idéal de poser une question de fond, celle de notre titre. En effet, trois “chevaux de jeu” seront au départ, deux pour l’écurie de A.P. O’Bien, ROBIN HOOD et ERNEST HEMINGWAY, l’autre pour l’entraîneur japonais Y.Ikee, à savoir AVENTINO. Premier “bug”, celui de ce japonais et du champion ORFEVRE, qui défendent les mêmes intérêts mais pas sous la même casaque... En conséquence, au vu des applications des sociétés de courses et du PMU, ils ne font pas écurie au jeu simple (ce qui était déjà le cas dans la préparatoire, le 16 septembre..). Du coup, les parieurs “qui jouent comme ils aiment”, à savoir un peu au petit bonheur, sont spoliés par une règle inadaptée... C’est un premier point. Ainsi, je serai curieux de voir quel issue aurait une plainte d’un joueur ayant parié sur AVENTINO en cas de victoire d’ORFEVRE... C’est un premier point noir. Mais il y a plus grave encore...

En effet, l’Arc, et tout le monde s’en réjoui, sert de support aux paris à la carte et notamment au jeu leader, le Quinté. Mais personne ne se pose la question de savoir si les trois candidatures des chevaux de jeu sont, du coup, légitimes. Non pas sportivement parlant, car nul ne peut bien sûr empêcher un entourage de mettre toutes les chances de son côté afin d’avoir une course la plus sélective et donc la plus limpide possible. Mais côté “tickets”, cela est-il compatible ? Je réponds sans hésiter par la négative et ce depuis quelques années, plus précisément depuis la mise en place des tickets “SPOT” du PMU. Déjà, cela posait un problème de conscience vis à vis des parieurs qui jouent un peu au hasard -dates de naissances ou autres-. S’ils ont ce dimanche des numéros parmi les 5, 7 et 15, ils sont quasiment condamnés. C’est un peu comme s’ils finançaient les bonnes œuvres du PMU...

Mais c’est encore bien plus grave depuis l’instauration du “SPOT”, possibilité offerte aux parieurs de voir un logiciel leur attribuer des numéros un peu comme à la loterie. Là, le PMU est donc un organisme organisateur et preneur de paris qui attribue à un client un numéro qui n’a aucune chance de figurer dans la combinaison gagnante... Je vous invite d’ailleurs, si vous faites valider un ticket SPOT dans la course de l’ARC, à me faire savoir, sur mon site internet “www.veritecourses.fr” si un de ces trois numéros vous a été attribué. En effet, si personne n’hérite du 5, du 7 ou du 15, cela voudrait dire que le PMU écarte ces numéros... ce qui n’est pas conforme à la règle ! Cela serait pourtant possible car j’avais proposé une idée (qualifiée d’idée de fou par certains...), à savoir faire courir les chevaux de jeu (ou les chevaux n’ayant pas l’intention de courir leur vraie valeur...) de disputer la course sans numéro. 

À l’occasion de ce magnifique Arc 2012, on aurait eu ainsi 15 numéros officiels, représentants les quinze vrais compétiteurs, et cela aurait fait d’aussi beaux paris à la carte, nullement entachés d’un point noir qui terni l’image des courses, à savoir proposer aux parieurs un ou plusieurs numéros qui n’ont aucune chance d’être dans la bonne combinaison...

         Un parieur m’en avait la remarque il y a quelques saisons : “Avec le Spot, le PMU prend le risque d’attribuer à un client un numéro qui n’a aucune chance d’être gagnant...”

MIDI POUR DES COURSES PRINCIPALES

22 septembre 2012

COURRIER : “MIDI POUR DES COURSES PRINCIPALES, C’EST UN GÂCHIS SANS PRÉCÉDENT...”

L’Association Nationale des Turfistes nous a envoyé un courrier issu d’un turfiste qui confirme ce que tout le monde ressent en ce qui concerne les courses qui débutent à midi, notamment celles des réunions principales de la région parisienne qui ont été en quelques semaines décapitées de leur public, lequel est dans l’impossibilité de se rendre aux courses avant le déjeuner. Voici un extrait de la lettre de Monsieur Jacques G. à Saint Gibien (51150), adhérent de l’A.N.T. Que nous dit-il ?

« Comme vous le savez, les sociétés de Courses ont pris une décision stupide concernant l’avancée du début des opérations des samedis à 12 H 30 pour la plupart des réunions parisiennes, alors qu’il s’agit en général de programmes très intéressants, à Vincennes en particulier. C’est un véritable non-sens, a fortiori pour les turfistes de province ! A quoi bon venir à 14 heures pour en repartir à 16 H 15 ! Et puis tout le monde ne déjeune pas forcément dans les restaurants des hippodromes... Il n’y a pas déjà grand monde sur les hippodromes parisiens en semaine, cette décision ne fera qu’amplifier la désertification. Pourquoi donc vouloir prolonger cet essai jusqu’à l’automne, alors que le verdict est déjà sans appel : c’est un rejet massif...”

Nombreux sont les turfistes à déplorer ces horaires. Nombre de professionnels peu concernés jusqu’alors commencent également à comprendre. Voir READY CASH et autres champions devant des tribunes désertiques leur a fait prendre conscience du problème. Sans oublier que cette désertification à d’autres conséquences dans le temps, à savoir notamment le non renouvellement de clientèle. Car sans public, il n’est plus de famille, de parents, d’amis qui communiquent leur passion et la font découvrir...

SEUL L’ÉTAT PEUT METTRE FIN AU DICTÂT DES INSTITUTIONS DES COURSES

22 septembre 2012

SEUL L’ÉTAT PEUT METTRE FIN AU DICTÂT DES INSTITUTIONS DES COURSES

On le sait, un turfiste courageux a entamé il y a quelques années un combat inégal, celui du pot de terre contre le pot de fer. De David face à Goliath. Il savait la lutte déséquilibrée mais pensait que la justice “indépendante” finirait par l’entendre. Hélas, il faut se rendre à l’évidence, rien à faire contre les institutions des courses, associations qui dépendent de l’État et semblent à l’abri de toute sanction sous prétexte qu’elle font rentrer des recettes fiscales. Grâce à cette position, elles se croient par conséquent tout permis... et elles ont raison. Pourquoi seraient-elles soumises à un devoir d’indépendance, alors que leur parti pris n’est jamais sanctionné ? Pourquoi seraient-elles à l’écoute de leur clientèle, alors que, quoi qu’elles fassent, y compris dilapider l’argent issu des prélèvements sur les jeux (le journal Gény-courses -propriété du PMU- qui perd plusieurs centaines de milliers d’euros chaque mois dans le seul but de faire taire et d’affaiblir la presse indépendante, ou encore la renégociation ratée des baux d’Auteuil et de Longchamp qui ont coûté  plusieurs millions d’euros à France-Galop !), rien ne change ? Les exemples de gabegie ou de fonctionnement autoritaire sont nombreux. L’addition du mépris est d’ailleurs salée, et les mêmes acteurs coupables sont toujours aux manettes pour la plupart. On peut affirmer que dans n’importe quel autre milieu, cela ferait scandale. Mais grâce à cette politique de musellement de la presse -via une concurrence déloyale-, grâce aussi à un métier (journaliste hippique) ayant majoritairement muté en “attaché de presse”, et grâce aussi à une ancienne association de défense de la profession (“UPH”), devenue sous la présidence de Stéphan Flourent “Union de Promotion Hippique” -incompatible avec la déontologie journalistique-, il est devenu impossible pour le “petit” de se faire entendre. Sa voix n’est plus relayée dans le domaine hippique, même si c’est avec son argent que tout cela fonctionne. De son côté, le pauvre José Dominici a perdu en première instance puis en appel contre les trotteurs alors qu’il avait été victime d’une erreur coupable des commissaires. Pour ce faire, la justice n’a pas hésité à mettre en évidence -dans les attendus- des contre-vérités ! Puis se retournant devant la Cour de Justice Européenne, le parieur a pu constater qu’en ces temps où les français doutent de l’Europe, dans sa forme actuelle, cette justice grand angle était un leurre, comme il nous l’a écrit : “Concernant ma requête, j’ai été débouté et je suis évidemment très déçu par la prise de position du juge ; il faut savoir que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a mis en place un juge unique qui filtre d'abord les requêtes et celles-ci semblent être rejetées à 95%... Dès lors, comment pouvoir contester ce que je considère être comme un abus de pouvoir ? J’ai envoyé un courrier recommandé au Président Hollande et à Mme Taubira, Ministre de la Justice ou j’ai détaillé les procès tronqués dont j'ai été victime. Cela ne remettra pas en cause les décisions de la justice française, mais si au moins quelque chose pouvait être fait pour que cela ne puisse plus arriver aux turfistes...”. Rappelons également, pour le faire taire définitivement et pour servir d’exemple à ceux qui voudraient se défendre contre l’institution courses, que M.Dominici a été condamné à payer des dommages et intérêts à la SECF, à savoir plusieurs milliers d’euros... Maintenant, la clientèle courses hippiques bascule peu à peu. Les “turfistes-parieurs”, passionnés de compétitions sur lesquelles on peut jouer, disparaissent peu à peu au profit de la clientèle “rapido”, qui joue comme elle aime. Nous l’écrivons depuis des mois, cette politique qui consiste à mépriser le parieur, à le prendre pour un imbécile en contournant les règles et en lui proposant des courses de plus en plus nombreuses, qui offrent de moins en moins de garanties, est vouée à l’échec à long terme. Et les chiffres à données corrigées nous donnent raison. Les enjeux sont en chute libre et le processus va s’accélérer dans les mois qui viennent. C’est la politique d’approche toute entière du PMU et des Sociétés de courses qui est à revoir, et cela, seul l’État a les moyens de l’imposer. Le précédent pouvoir avait eu la volonté de s’y intéresser avec le rapport (enterré depuis) de Daniel Augereau. Qu’en sera-t-il de la majorité actuelle ?

LIMITATION DU DEFERRAGE À PARTIR DE 2013

15 septembre 2012

LIMITATION DU DEFERRAGE À PARTIR DE 2013

Vous le savez, je fais partie de ceux qui pensent que le déferrage est une forme de dopage. Le mot est pourtant un peu fort, comparé au vrai “va vite”, procuré notamment par l’E.P.O (pour oxygéner le sang), par les anabolisants (pour améliorer la musculature des athlètes), ou encore par les défatigants, lesquels permettent de travailler davantage, donc de muscler la “bête” et de prendre un avantage foncier sur les autres grâce à une surcharge d’entraînement ou de compétitions... Mais que dire d’une technique qui, en enlevant les fers, permet d’améliorer de manière conséquente (le recul permet d’affirmer qu’on améliore ainsi 80% des trotteurs de plusieurs secondes sur un parcours) grâce à un procédé que tout le monde ne peut employer ? Au moins que c’est une technique “amélioratrice”. Du temps où tout cela se faisait en toute confidence, à l’abri des regards et des programmes officiels, certains ont lutté pour que le voile soit levé sur ce délit d’initiés. D’autres, plus opportunistes (ou plus égoïstes) en ont profité pour toucher des gagnants et des gagnants... Bravo tout de même à eux car pour certains, cela demandait un travail quasi-quotidien pour savoir qui l’était, qui ne l’était pas. Puis vint la période où la société organisatrice annonça la couleur... mais seulement quelques minutes avant le départ. En gros, celui qui organisait les compétitions donnaient une info à certains que d’autres parieurs (ceux du matin) ne pouvaient obtenir. C’est la période honteuse de la SECF où durant quelques saisons, le délit d’initiés a pris toute sa mesure. Depuis quelques années, le tir a été rectifié, signe que parmi ceux qui font les règles, la bêtise et le manque de réactivité étaient prépondérants et qu’il n’y avait pas de volonté de nuire. Mais il arrive que l’on nuise sans le vouloir...

Depuis que cette règle est claire et transparente (bien qu’il y ait des provinces où il est impossible  aux techniciens de tout surveiller et où certaines déclarations ne sont pas respectées), nous sommes un certain nombre à avoir continué d’étudier ce phénomène et à avoir remarqué qu’au fil du temps, les longues absences augmentaient. Depuis que l’on déferre à tout va, on s’aperçoit que dans les générations désormais âgés de 6 et 7 ans (S,T) de bonne qualité, on commence à manquer... Et comme ce sont avec eux que l’on fait les beaux quintés, on voit vite la relation de cause à effet.

En raison de cette “casse”, je suis contre le déferrage lequel nuit à l’intégrité des trotteurs, déjà tellement mis à rude épreuve.

Pourtant, face aux menaces de grèves de professionnels en cas d’interdiction (la plupart n’a toujours pas compris que si tel était le cas, les meilleurs resteraient les meilleurs, tous étant sur un pied d’égalité), les organisateurs ont renoncé à cette solution radicale et préfèrent procéder par étape. C’est mieux que rien. Rendons donc hommage au Directeur Technique, Guillaume Maupas qui -comme son prédécesseur Jacques Chartier- part du principe que la presse ne dit que des bêtises mais qui, contrairement à lui, semble entendre certains arguments. Du coup, lui et le vrai patron du trot en coulisse, Paul Essartial, avancent... Doucement, très doucement, mais sûrement. Ainsi après avoir interdit le déferrage aux qualifications (règle qui n’avait guère d’effet puisque l’on pouvait déferrer en débutant huit jours plus tard !), voilà que mardi dernier la SECF vient d’interdire le déferrage pour les générations de 2 et 3 ans qui débuteront à partir de 2013, à savoir à partir de la lettre “B”. C’est un peu tard mais mieux vaut tard que jamais. Alors félicitations à la SECF et à son Directeur technique qui ont su mettre en place une consultation et ne pas écouter que les seuls professionnels. Ils en seront récompensés car je suis prêt à signer qu’il y aura moins de casse dans les générations des B, C et à suivre que dans les R,S,T,U,V,A... Souhaitons simplement que l’hécatombe de ces six années de production n’aient pas des effets irréversibles sur le nombre de partants et donc sur la qualité des quintés proposés. Car l’addition du déferrage sans limitation, des courses de plus en nombreuses, et des qualifications draconiennes continue ses effets pervers. Comme jeudi à Reims, où le Grand Prix n’avait que deux chevaux français de 7 à 10 ans ! Comme aujourd’hui au cœur d’une somptueuse réunion à Vincennes, où seul un petit lot (en qualité et en quantité) a pu être retenu comme support des jeux à la carte. Là encore, je suis prêt à parier que les recettes ne seront pas terribles...

 RETRANSMISSIONS PMUSUR INTERNET

08 septembre 2012

LE PMU ET SES RETRANSMISSIONS SUR INTERNET

On l’a déjà évoqué mais rien ne change et les turfistes demeurent les victimes. Face parfois à l’impossibilité de voir le Quinté à la télévision, qui va augmenter du fait du désengagement de France-Télévision durant la semaine, nombre de parieurs se connectant au site du PMU (rubrique résultats puis vidéo) pour assister à la retransmission des courses sont déçus. L’image et le son sont parfois coupées aussitôt le poteau franchi, pendant que le commentateur récapitule l’arrivée. Pas terrible. Mais il y aussi les passionnés qui ne peuvent rester toute la journée devant Equidia, notamment pour les grandes courses. Ceux-là ont été surpris, dimanche dernier, de voir l’image coupée juste après la 3è de Craon (16h45) alors que la retransmission d’une belle course classique au trot débutait à Jagersro, en Scandinavie. Et rebelote dix minutes plus tard où l’image fut coupée à 16h55 environ, après la 6è de Longchamp, alors que les concurrents du Grand Prix de Baden-Baden (Groupe I avec la lauréate de l’Arc 2011, DANEDREAM) étaient sous les ordres. Le site internet du PMU, ne reconnaît-il donc aucune légitimité aux grandes courses étrangères sur lesquelles il prend des paris ou est-ce un oubli dans la programmation ? On attend une réponse.

 

MANQUE DE PARTANTS

08 septembre 2012

LE REFUS DE COMBATTRE LE MANQUE DE PARTANTS.

Si l’invention du “Mini Multi” (voir Édito”) va permettre d’éviter d’assister à des programmes sans aucun Multi, comme ce fut le cas encore mardi dernier avec aucune course à plus de treize partants (hors Quinté) à Auteuil, Lyon et Vincennes, reste le problème de fond, celui donc du manque de participants qui lui demeure... Nous sommes en présence d’un cancer qui ronge l’organisation des jeux mais plutôt que de combattre le mal afin d’éviter sa prolifération du mal, on s’adapte à ses effets. Une solution de faiblesse qui aura tôt ou tard ses limites et s’apparente au fait de scier la branche sur laquelle on est assis...

LE MINI -MULTI N’ÉCHAPPE PAS À L’INCOHÉRENCE

08 septembre 2012

LE MINI -MULTI N’ÉCHAPPE PAS À L’INCOHÉRENCE

Ce jour, le PMU lance une nouvelle possibilité de jouer, dans les courses entre dix et treize partants, avec le “Mini Multi”, à savoir en 4,5 ou 6. Exit le rapport en sept qui aurait été famélique voire inexistant mais qui est bien sûr maintenu dans les courses de quatorze et plus. Que va-t-il en être de cette nouveauté ? Sur le fond, l’idée n’est pas si mauvaise. Je l’avais d’ailleurs un jour évoquée à M. Bélinguier, alors Président du PMU avec d’autres suggestions, comme celle de supprimer le Tiercé et le Quarté pour organiser un seul grand jeu unique mais qui offrirait des rapports ordre/désordre pour les 3,4 et 5 premiers. Cette dernière avait qualifiée de trop risquée. Ma suggestion sur le Multi était toutefois différente de celle retenue. L’idée était effectivement de supprimer le rapport en sept mais uniquement afin de permettre d’avoir ce jeu qui plaît (ou qui plaisait...) dans les courses de bon niveau n’ayant pas réuni suffisamment de participants.

Aujourd’hui, bien évidemment, comme toujours désormais, on va vers le systématique et le ridicule que cela implique. Du coup, toutes les épreuves remplissant les conditions de partants seront retenues... Et dès ce premier jour, l’exemple type est en place avec le ‘réclamer” de la 8è course à La Teste (Réunion 4) avec ses dix partants : retenu ! Mais pas le Prix d’Été à Vincennes, qui a réuni neuf participants...

Outre la crainte que cela nous inspire de voir les joueurs (la quasi-totalité de ceux que nous avons rencontrés sont unanimes) se détourner des courses hippiques, cela nous inspire aussi de la tristesse. De voir un tel gâchis, pourtant évitable, se mettre en place sans aucune remise en question...

HISTOIRE DE “REPORT”

01 septembre 2012

HISTOIRE DE “REPORT”

À force de vouloir courir partout et tout le temps, on en oublie l’essentiel, on l’a vu dans différents registres. Très récemment, nous avons eu droit à la première réunion PMU de Divonne-les-Bains (le vendredi 24)... Pourquoi pas ? Mais si ce n’est pas pire que certaines réunions à l’étranger, quand les lots de qualité modeste, on aurait aimé, en France, que l’on puisse au moins être dans un contexte identique à celui connu par ailleurs. Mais comme cet hippodrome, comme d’autres “petits”, n’est pas relié directement au système central informatique du PMU, on continue d’assister à publications de rapports étonnants (distorsion notamment des trios) mais surtout, à ne pouvoir offrir aux parieurs toute la gamme de jeux, sans le leur rappeler. Plusieurs se sont ainsi “cassé les dents” en voulant faire des reports (jeu encore prisé des connaisseurs). C’est en effet impossible sur les hippodromes non reliés... Pourtant le report est un jeu intéressant pour le turfiste. C’est l’occasion de vous raconter une vieille histoire vécue par un grand professionnel. Une histoire qui me conforta dans l’idée, au moins à cette époque, les mises des reports n’étaient peut-être pas reportées systématiquement... Explication. Quand un joueur parie un report de deux chevaux, sur donc deux courses différentes, qui peut assurer que le gain du premier cheval est reporté sur le second... avant la course et pas après. Cela aurait pu être un bon moyen de générer une caisse de secours pour les imprévus... sans léser le parieur. Enfin presque. Si le dernier cheval du report gagne, on reporte après coup. Sinon, cette mise “virtuelle” peut le demeurer...  Le raisonnement est le suivant. Quand un report commence bien, donc par un gagnant, qui multiplie notre mise par la cote, l’intérêt du preneur de pari n’est-il pas d’attendre le résultat du pari suivant ? S’il gagne, l’argent est reporté au tout dernier moment, d’où une baisse de cote assimilable à un pari de “dernière minute”, sinon, la mise du report tombe aux oubliettes. Sur des dizaines de report qui échouent en cours de route tous les jours, imaginez le gain d’une telle caisse fictive... Une idée folle ? De la paranoïa ? Sûrement. Jusqu’à ce qu’un entraîneur me raconte ce qui lui est arrivé à un jour des années 70.  Il se voyait deux belles chances et avait décidé de faire faire un report à un ami avec une mise gagnante initiale de 200 francs. Son premier cheval gagna à 20/1, il avait donc 4.000 francs qui tombait sur son autre pensionnaire, en fin de réunion. Cote d’ouverture de ce dernier, près de 40/1. Rapport probable qui, avec le report de 4.000 francs, aurait dû considérablement baissé avant le départ de la course... Pourtant, à son grand étonnement, rien ne se passa. Au moment du départ, la cote était même de près de 50/1. Soit un gain potentiel de 200.000 francs (vingt “briques” de l’époque). Le cheval gagna facilement mais... Quelques dizaines de secondes après le passage du poteau, la cote baissa de 50 à 6/1... La mise du report était arrivée bien tardivement... et une fois le résultat connu. Ce temps étant (on l’espère) révolu, les parieurs aimeraient donc pouvoir jouer au report sur toutes les réunions proposées...

ENVOLÉES OU CONTRE-PERFORMANCES

25 août 2012

ENVOLÉES OU CONTRE-PERFORMANCES : QUESTIONS SANS RÉPONSE ?

Suite à notre édito du 11 août, qui évoquait un parallèle avec certains sports en matière de résultats surprenants (l’actualité récente au sujet de Lance Armstrong confirmant nos propos), certains lecteurs ont réagi, certains évoquant notamment  l’écrasante domination de quelques entraîneurs “qui ne laissent pas grand-chose aux autres...” Tout d’abord une précision. Que tous soient des hommes de chevaux, pour la plupart doués, très doués même pour certains, travailleurs, très travailleurs, personne n’en doute. Mais nombre de questions se posent quant aux progrès de certains chevaux, mais aussi sur leur capacité à répéter des efforts extraordinaires, tout en étant pieds nus à des rythmes insoutenables pour d’autres. Certains évoquent ainsi Sébastien Guarato dont un turfiste nous écrit “Faites la liste des chevaux transformés par cet entraîneur, elle sera très longue.” Alors ces chevaux transformés, pour la plupart déferrés, sont-ils des exceptions ? Peut-on expliquer leurs soudains progrès ? Pour nombre d’entre-eux, oui. Pour d’autres, peut-être. Mais certains de nos lecteurs s’interrogent : “Pourquoi ces chevaux aux facultés de récupération extraordinaires sont-ils quasiment tous chez les mêmes entraîneurs ? Et surtout pourquoi certains, qui étaient parmi ceux connaissant une réussite encore insolente il y a quelques saisons (Benjamin Goetz, Gaëtan Marcque, Stéphane Meunier notamment), n’ont-ils pas connus les mêmes résultats extra-ordinaires” ces derniers mois ? “ C’est la question posée par un turfistes et qui reflète d’autres mails interrogatifs sur un sujet sensible... même si la presse hippique (complice ?) n’en parle jamais. Nous serons donc comme d’habitude le vilain petit canard qui ose. Qui ose notamment poser ce genre de question ouvertement aux dirigeants du trot... car nous n’avons pas la réponse.

Concernant le dernier nommé par notre lecteur, Stéphane Meunier, on s’aperçoit en effet que les trotteurs qui s’envolaient il y a quelques mois ne soutiennent désormais plus le rythme. Bien sûr cela peut arriver à quelques chevaux. Mais quand quasiment tous ceux qui ont accompli des “exploits”  finissent désormais laborieusement, n’est-on pas en droit de se poser quelques questions ? Est-ce le moral des chevaux ? Sont-ce des douleurs qui apparaissent et disparaissent ? Prenons l’exemple de QUERNER, un cheval arrivé chez S.Meunier après avoir été bien exploité par un bon entraîneur, Philippe Boutin. Fatigué, QUERNER semblait avoir fait le maximum et avait du mal à finir ses courses. Chez son nouvel entraîneur, il s’est envolé à quelques reprises. Le changement de cadre ? Peut-être. Prenons un autre exemple, UNE JOLIE BAY gagnante en avril 2011 -de bout en bout- dans la réduction de 1’17”4 sur 2750 mètres devant la bonne UZA VIVA. Mieux encore, fin septembre 2011, après quelques déceptions, elle regagne de bout en bout à Lisieux sur 2725 mètres (1’16’’4), repartant de plus belle sous l’attaque d’un trotteur qui rendait 25 mètres nommé... UHLAN DU VAL. Un futur classique ! Ensuite, ce fut catastrophique. Une rentrée décevante le 23 mars puis sept sorties sans résultats, la plus récente, le 17 août dernier, ayant été catastrophique à Cabourg... Même s’il s’agit d’une jument nerveuse, cela peut-il tout expliquer et notamment de tels bonds en avant ou en arrière ? Les responsables de la régularité des courses s’en préoccupent-ils ? Ce sont des questions qu’il faut se poser avant que les turfistes n’en tirent eux même des conclusions.

Prenons un autre entraîneur cité dans ce courrier. Benjamin Goetz. Là, les montagnes russes sont encore plus stupéfiantes. On ne peut en effet citer tous les exploits réalisés par des chevaux jusqu’alors limités (ou handicapés physiquement) et qui sont parvenus à accomplir des exploits dont certains à ce jour, sont à mes yeux (mais je n’y comprends sûrement rien) encore inexpliqués. Je ne les citerai pas tous, mais tout particulièrement NICO, un jour de Noël, ou encore QUEL HERMES, qui vient de terminer piètre 7è d’un “réclamer” après une dizaine d’autres contre-performances. Où est donc son frère jumeau qui a pris plus de 500.000 euros et qui a fait partie, un temps, des meilleurs chevaux au trot monté de Vincennes ?  Et que dire de QUITO D’AVEZE, son compagnon d’entraînement qui lui aussi a fini “à réclamer” (6è en janvier dernier) après plusieurs sorties décevantes. Pourtant, lui aussi avait accompli des exploits en 2009 et 2010, dépassant les 300.000 euros de gains. Là encore il existe peut-être des explications qui entrent dans le cadre. Encore faudrait-il les avoir et pour cela que les organisateurs soient vigilants.

Terminons avec le troisième professionnel cité, Gaëtan Marcque, suspendu un an pour contrôle positif aux anabolisants avec deux chevaux aux résultats tonitruants. Il a purgé sa peine (un an) mais les chevaux s’expriment désormais sous l’entraînement de Stéphanie Lepetit. Toutefois, si l’on fait un transfert de statistiques, on s’aperçoit que l’écurie à moins de résultats cette année qu’elle n’en a eu pendant une certaine période...

Ces questions, ou observations, que certains posent -mais a priori pas les dirigeants- sont légitimes. Sans réponse, certains turfistes s’écartent d’un monde où ils ont l'impression, soit de ne pas être protégés, soit de ne pas avoir le droit de tout savoir. Il faut donc qu’on leur explique. Par exemple que ces périodes de forme en “montagnes russes” ne sont que le fait du hasard, et que par conséquent tout va bien. Mais que les officiels prennent leurs responsabilités sur le sujet. Après, chacun on tirera ses conclusions. Tout vaut en effet mieux que le silence, qui rappelle ce que l’on observait en athlétisme et en cyclisme, il y a une ou deux décennies, du temps ou les fédérations responsables de ces sports pratiquaient eux aussi la politique qui consiste, par peur des vagues, à ne jamais s’étonner, tout en laissant une certaine presse faire de la “com” en commentant de manière dithyrambiques des exploits stupéfiants sans jamais se poser de questions... Qui ne dit mot consent dit-on. Cela a changé ces dernières années dans certains sports, avec des fédérations qui ont décidé de tout faire pour être le plus transparent possible. Que décideront, dans les mois qui viennent, ceux des courses ?

MANQUE DE PARTANTS TRÈS INQUIÉTANT...

25 août 2012

MANQUE DE PARTANTS TRÈS INQUIÉTANT...

Nous avons tiré la sonnette d’alarme voilà plusieurs mois, notamment au trot, sur le manque de partants qui commence à gangrener le monde des courses. La faute, avait-on alors écrit, à une politique irresponsable de multiplication des sollicitations : quoi qu’en dise les organisateurs, quand on augmente les allocations de réunions provinciales pour en faire des “PMU” on augmente la tentation de courir davantage et les chevaux cassent ou ne récupèrent pas de la même manière... Mais il y a d’autres causes, comme par exemple une politique d’élevage (pour limiter les naissances) dont certaines règles sont d’une stupidité sans limite. Sans parler des règles mises en place pour écarter de la compétition des trotteurs qui n’ont pas atteint un certain niveau de gains, sans tenir compte des circonstances, à l’aveugle. Des règles injustes qui, bien évidemment, éliminent des chevaux contrariés par des ennuis de santé et qui pourraient, s’ils n’étaient pas sortis du circuit, devenir des compétiteurs valables. Les raisons sont donc multiples, mais la principale est surtout la “casse”. Nombre de chevaux, dans les deux spécialités, ne peuvent répondre physiquement à de trop nombreuses sollicitations. Au trot, la technique prioritairement responsable en grande partie est le déferrage. En refusant de légiférer pendant quelques années, la SECF a permis des délits d’initiés de certains joueurs devenus professionnels, mais en laissant tout faire, sans limite, en s’abritant derrière la “déclaration de déferrage obligatoire”, la SECF a simplement oublié les conséquences physiques sur les chevaux. En étudiant certains profils de trotteurs longtemps absents, on s’aperçoit pourtant très vite qu’il s’agit en grande majorité de chevaux ayant couru pieds nus. Pour avoir défendu cette théorie, certains nous en qualifié d’alarmistes... J’aimerais bien les entendre, désormais, sur le fait que mercredi dernier, à Vincennes, en dehors d’un quinté à 16 partants, les sept autres courses ont fait une moyenne de 10,5 partants (avec un maximum de 13). Pourquoi ce même mercredi à Cagnes, toujours au trot, la moyenne était de 10,7 (avec un maximum là encore de 13 pour un Pick 5...). Pourquoi Cabourg, qui attire toujours beaucoup, a vu sa moyenne également baisser (un partant par course en moyenne, ce qui est conséquent). Ainsi, même si les enjeux sont soigneusement tenus secrets et cachés à la presse, cela provoque évidemment un manque à gagner en terme de recettes... Et cela, tout le monde en est victime.

DE VRAIES “légendes” à Deauville ?

18 août 2012

DE VRAIES “légendes” à Deauville ?

Ce samedi après-midi, il y aura du côté des galopeurs en Normandie, la “course des légendes”. Une initiative sympathique, notamment de l’association des jockeys sous l’impulsion de son nouveau président, Thomas Huet. Mais si l’intention est belle, avec le reversement des prélèvements pour des associations solidaires (notamment aux jockeys en difficultés), force est de reconnaître que le plateau n’est pas à la hauteur, ni du battage médiatique, ni de l’idée même, fort belle ! Avec neuf partants, dont trois très récents retraités comme G. Toupel, D. Boeuf ou M. Blancpain, l’affiche n’a rien d’exceptionnelle. Il est vrai que cette initiative aurait eu une autre allure il y a quelques années, si les responsables d’alors avaient mis en place une telle course avec de vraies légendes comme les Yves Saint-Martin (parrain cet après-midi), Freddy Head, Cash Asmussen, Lester Piggott... Mais ni les ex-présidents de l’association des jockeys, ni même France-Galop n’a pensé à ce qui aurait été alors un réel événement... Mieux vaut tard que jamais dit-on. Alors bon vent tout de même à l’idée. Même si elle est bien tardive.

MESSIEURS LES JOCKEYS, NE TAPEZ PAS MAIS POUSSEZ...

18 août 2012

MESSIEURS LES JOCKEYS, NE TAPEZ PAS MAIS POUSSEZ...

Il est une constatation récurrente chez les purs-sang, que les turfistes n’ont pas manqué de relever, provoquant le découragement, voir le renoncement d’essayer de lutter ou de comprendre... Rien de spectaculaire au jour le jour, ce qui ferait (peut-être) réagir nos têtes pensantes, mais un mal sournois, cause d’hémorragie au goutte à goutte des joueurs dits “intelligents”. Ce mal, c’est le fait de voir des jockeys, le plus souvent très réputés, se relever à cent ou deux cents mètres de l’arrivée, terminant ainsi “non placé” au lieu d’être 8è, 7è,6è... Au mieux, ils faussent la donne technique des arrivées et les écarts de valeur (notamment pour les handicaps) en décourageant les connaisseurs qui font des “lignes”. Au pire ils donnent l’impression aux parieurs moins pointus, plus grand public, de ne pas défendre leur chance jusqu’au bout. Bref, “de faire le tour”.  Chaque jour, ce spectacle laxiste nous est offert, y compris dans les quintés, devant des commissaires d’autant moins excusables qu’ils ont été alertés sur ce sujet à maintes reprises et ont visiblement décidé de pratiquer définitivement la politique de l’autruche. Pratique... Pas de prise de responsabilités et pas nécessaire d’avoir une vue aiguisée, ni même un quelconque don d’observation. Ils préfèrent compter les coups de cravaches, c’est plus simple. Une calculatrice suffit. Pourtant, ce n’est point de “comptables” dont les courses ont besoin comme commissaires, mais bel et bien de personnes compétentes pour faire que les courses deviennent davantage transparentes. D’autant que si c’était au début toujours les mêmes, “Victoire” en tête, la maladie se propage à vitesse grand “V” avec un spectacle qui devient parfois grotesque, à savoir cinq ou six jockeys qui s’agitent et les autres qui sont relevés et ne semblent pas défendre leurs chances jusqu’au bout. Dès lors, avant de devenir des “légendes”, il serait bien vu que les jockeys prennent leurs responsabilités dans leur activité au quotidien, tout simplement en respectant le code, et donc les parieurs.

TEXAS CHARM, JULIEN DUBOIS ET PHILIPPE MOULIN SANCTIONNÉS

11 août 2012

TEXAS CHARM, JULIEN DUBOIS ET PHILIPPE MOULIN SANCTIONNÉS...

Après la mascarade de course du Prix de Buenos Aires, le 21 juillet dernier (due essentiellement à des conditions d’engagements et de distance mis en place par les officiels...), le cheval TEXAS CHARM et le driver Julien Dubois avaient été suspendus à titre conservatoire avant que les commissaires ne rendent leur jugement, suite aux explications du pilote et de l’entraîneur. Jeudi à Enghien, ils ont communiqué, via Guillaume Maupas, Directeur Technique : le driver suspendu du 25 juillet au 25 août, le cheval du 22 juillet au 22 août. L’entraîneur, Philippe Moulin, a écopé d’une amende de 3.000 euros. Outre le caractère ridicule de cette réaction (épidermique ?) des commissaires, plusieurs lectures peuvent être faites de cet “événement”. Notamment le caractère exceptionnel (donc peu objectif). Pourquoi eux et pourquoi maintenant ? La base d’une démocratie, c’est que tout le monde puisse être jugé de la même manière.

Même si la justice ne peut être parfaite, l’injustice est, elle, insupportable. Sans base légitime (comme la jurisprudence), nous sommes en fait en pleine “république bananière”, c’est à dire un monde où les hauts responsables ont droit de vie ou de mort professionnelle sur leurs sujets, sans base légale ou du moins respectée sur laquelle s’appuyer. Car en effet, sur quelle base a-t-on pris ces sanctions ? Un code des courses bafoué chaque jour dans ce domaine précis des chevaux qui défendent leur chance ou non... Du coup, les commissaires et leurs supérieurs ont un pouvoir qu’ils peuvent exercer à loisir... Sur quel critère ?  Yann-Marie Porzier en avait fait les frais à France-Galop, où quelques personnages influents avaient peut-être voulu faire taire un professionnel un peu trop “bruyant” ; comme leurs prédécesseurs l’avaient déjà tenté avec Jean-Paul Gallorini, il y a plusieurs années... Au trot, l’injustice est également totale car pourquoi sanctionner Julien Dubois et TEXAS CHARM ce 21 juillet, alors que des trotteurs correspondants aux mêmes critères, non sanctionnés, on peut en citer des dizaines, des centaines dans quasiment dans toutes les écuries. Chez “Victoria’s Dream” bien sûr, où l’on a l’habitude de donner des parcours de préparation. Mais aussi ailleurs. Et à titre d’exemple frappant chez un ex-Président du “Cheval Français”, excusez du peu ! Imagine-t-on des commissaires mis en place par un Président sanctionner ce même Président ? Autre contradiction (c’est un euphémisme) du système : certains entraîneurs ou drivers ayant aussi été vus en flagrant délit de... préparation sont devenus juges aux allures ! Autre exemple d’un système qui marche sur la tête : récemment, un cheval a “fait un tour” parmi les plus visibles afin de ne pas prendre une troisième place et maintenir ainsi un engagement favorable dans un quinté... qu’il a remporté quelques jours plus tard !

Dès lors, que l’on évoque le respect des parieurs ou la régularité des courses du côté de la “SECF” est une pure hypocrisie. En vérité, la règle n’est pas la même pour tous et n’est appliquée que quand bon le semble à messieurs les commissaires et dirigeants. Ce qui leur permet de tenir tout un système à leurs bottes.

QUAND FOOTBALL ET CYCLISME POURRAIENT SERVIR D’EXEMPLE...

11 août 2012

QUAND FOOTBALL ET CYCLISME POURRAIENT SERVIR D’EXEMPLE...

C'est l'été, on court un petit peu partout en France. Un peu trop, on le sait, au point que la plupart des turfistes qui nous contactent sont d'accord sur un point : les courses se banalisent, la passion s'étiole, la loterie prend le pouvoir. Est-il trop tard ? Pourquoi nos organisateurs font la sourde oreille à ce discours des principaux intéressés ? Nos dirigeants auraient-ils oublié, d'une part, que sans public, le sport n'est rien et d'autre part que  la banalisation n'est jamais productive ? Trop d'argent, trop de matchs, trop de compétitions dans le foot a tué l'envie, la passion. Chez les joueurs tout d'abord, mais aussi sur une partie des spectateurs. En dehors des aficionados (heureusement pour le foot bien plus nombreux que ceux des courses) le grand public a désormais une image négative du football et de ses vedettes. Mais le foot tient le cap, grâce justement à ses passionnés qu’’il sait satisfaire, par exemple en tenant parfois compte de l’avis des clubs de supporters ou des journalistes. Aux courses, nous en sommes loin. En effet, ni les turfistes, abandonnés au profit de la clientèle des jeux de hasard, ni la presse (il est vrai pour une grande majorité désormais aux ordres et financée par l’institution…) ne sont entendus ni même écoutés.

Autre exemple, dans un autre domaine, qu'il faudrait suivre, le cyclisme. Trop de dopage a failli tuer ce sport qui offre bien des parallèle avec les courses, de part notamment le courage et l’abnégation de compétiteurs qui ne comptent pas les heures et ne sont pas avares d’efforts.  Grâce à la volonté de la France, qui a œuvré pour mettre en place l'agence mondiale anti-dopage, la spirale infernale a été interrompue et, même si tout n'est pas parfait (tant qu'il y aura des hommes il y aura des tricheurs… sauf aux courses ?), les amoureux du vélo ont retrouvé le goût de cette grande discipline sportive, grâce à des dirigeants qui ont su prendre les choses en main au lieu de laisser faire. Dans ce domaine comme dans d'autres, notre classe dirigeante pourrait en prendre de la graine mais n'en prend hélas pas le chemin !

CHIFFRE D’AFFAIRES DU PMU

28 juillet 2012

CHIFFRE D’AFFAIRES DU PMU : SE RECENTRER SUR LES PRIORITÉS

Le récent accident vasculaire cérébral de Jean-Michel Bazire (qui va le moins mal possible et à qui l’on souhaite tout le courage nécessaire) a suscité beaucoup de réactions. Notamment de turfistes qui ont exprimé notamment leur profonde empathie pour “JMB” et pour les professionnels, enrôlés dans une telle spirale infernale que leurs occupations professionnelles quotidiennes ne leur ont pas permis d’identifier la catastrophe (la sollicitation outre mesure) à sa juste valeur. Des turfistes qui ont, eux, compris, très tôt, que le trop de courses allait avoir des effets secondaires dévastateurs... pour un résultat somme toute assez modeste. D’ailleurs, le Président de l’une des deux associations de turfistes (Franck Scalier, Association des Turfistes de France), a fait paraître récemment un point de vue fort argumenté dont voici quelques extraits : “Le rythme d’enfer imposé à la filière et aux turfistes par le PMU ne se fait pas sans risques collatéraux mais quand ces risques sont la santé, voire la vie des professionnels, il est temps de dire “stop”. On ralentit, on réfléchit. Pour parvenir à faire de la croissance au premier semestre 2012, il aura fallu augmenter le nombre de courses de 8% pour arriver à près de 5.500, augmenter le nombre de pays en masse commune, une seconde chaîne Equidia, 300 points de vente supplémentaires, un nouveau jeu (Pick5), l’extension du Multi et du 2SUR4, les paris sur Smartphone et tablettes. De plus, le jeu n’est pas une activité commerciale comme les autres, au même titre que l’alcool et le tabac, son usage doit être modéré. . Que cherche-t-on à faire quand on propose une course de cinq partants en Argentine à 22h20 après cinquante courses dans la journée ? La limite du raisonnable et du responsable n’est-elle pas atteinte ? Avec la tirelire, les spots, les simulcatings “zapping”, ce ne sont pas des turfistes que l’on recherche, mais des joueurs. Les turfistes s’écœurent, les professionnels s’épuisent... Ce qu’il faut aujourd’hui ce n’est pas davantage de courses, mais mieux de courses...”

Inutile de préciser que j’adhère à cent pour cent. Précisant que tous les arguments montrent bien que la légère hausse du chiffre d’affaires -tout connaisseur des courses hippiques mais aussi tout mathématicien même de niveau modeste, peut en témoigner- est dû à d’autres raisons qu’à l’augmentation du nombre d’épreuves PMU. En effet, quel secteur commercial n’aurait pas augmenté son CA avec l’arrivée d’internet et des techniques modernes, avec le passage de 5000 à plus de 11000 points de vente en quelques années (imaginez la réaction d’une chaîne de magasins qui augmenterait ainsi son nombre de boutiques  pour une hausse si ridicule...). Sans oublier, comme le souligne Franck Scalier, l’apport et le soutien médiatique d’une chaîne (Equidia Live, de plus en plus remarquable dans sa couverture) et désormais d’une annexe (Equidia life). Nous persistons donc à dire, écrire et crier, jusqu’à ce que quelqu’un de “responsable” l’entende, que le nombre de courses en constante hausse est non seulement dangereux pour les professionnels, mais qu’il nuit à la population turfiste qui meurt et s’évapore au profit d’une clientèle des jeux de hasard avec laquelle il n’y aura plus besoin de spectacle vivant à long terme. Et surtout ne produit aucunement les effets désirés étant donné que sans les raisons techniques évoquées plus tôt, le CA du PMU SERAIT EN BAISSE  (comme il l’a été en 2010, ne l’oublions pas) MALGRÉ LES COURSES SUPPLÉMENTAIRES.

D’ailleurs, Benoit Cornu, Directeur de la communication du PMU le reconnaît implicitement en voulant répondre à l’un des représentants des turfistes (voir Paris Turf daté d’hier, vendredi 27) : “Le PMU propose (seulement) deux courses sur trois des 18.000 courues en France chaque année. La croissance du programme se fait ainsi avec des courses qui existent déjà en France et non pas en ajoutant des courses nouvelles pour solliciter plus les professionnels. Le PMU est fier de pouvoir ouvrir des points de vente à un rythme soutenu. La croissance est solide, s’appuie sur des fondamentaux que le PMU maîtrise, comme ses budgets.../... Un tiers seulement de la croissance provient de l’évolution du nombre de course.”

Curieux argument car chacun sait bien que les conditions de nombreuses courses, passées de PMH à PMU ont changé afin de s’adresser à des chevaux moins médiocres. Mais il est à noter que le Directeur de la Communication reconnaît que seulement un tiers de la croissance du premier semestre 2012 est dû à cette augmentation de l’offre de compétitions. Sachant que le PMU a progressé de 2,2% en enjeux hippiques bruts, cela fait donc une progression de 0,73% du CA venant du nombre de courses (estimation du PMU).

Quand bien même ce chiffre serait au-dessus de la réalité, on pourrait déjà répondre : TOUT ÇA POUR ÇA?

QUEL AVENIR POUR LES COURSES ?

04 août 2012

QUEL AVENIR POUR LES COURSES, LES VRAIES ?

Drôle d'époque quand on aime les courses hippiques. Depuis des mois, on nous abreuve de courses, parfois plus médiocres les unes que les autres, au point de perdre le "noyau dur", le turfiste. Celui qui fait découvrir à un voisin, à un membre de sa famille, à un fils, son goût pour notre sport préféré. Nous, journalistes ou turfistes, nous avons pour un grand nombre un point commun… Un jour, un père, un frère, un voisin nous a fait découvrir un hippodrome par un bel après-midi. L'occasion de nous révéler ce merveilleux athlète qu'est le cheval, et encore davantage le cheval de courses. L'occasion de nous laisser charmer par un cadre champêtre, par des odeurs magiques… L'occasion de voir se dérouler une compétition sportive, avec des athlètes qui donnent le meilleur d'eux-mêmes. L'occasion de comprendre que le "tiercé", ce n'est pas seulement une date de naissance sur un ticket, c'est avant tout la possibilité de conjuguer compétition et jeu. De réaliser que la montée d'adrénaline, ce petit moment d'excitation bien connu quand on assiste à une compétition sportive, on la ressent également sur un hippodrome. L'occasion, pour les femmes, en général moins accroc que nous à la confrontation directe, moins concernées par cet esprit de compétition qui nous fait vibrer, de découvrir que les courses, c'est aussi de l'esthétique, de l'élégance, de la beauté pure. Qu'on la trouve chez les équidés ou dans ce qui les entoure sur un hippodrome.

L'occasion de comprendre les particularités d'un milieu qu'un joueur de loterie ne pourra jamais soupçonnées… L'entraînement physique, le sens tactique, la préparation physique… Les aptitudes et les références des uns et des autres, ces éléments qui nous permettent de faire un choix qui, quand il s'avère gagnant, procure une jouissance que celui qui a coché ses numéros fétiches sur une grille ou valider un ticket spot ne pourra jamais soupçonner.

Voilà pourquoi les courses hippiques sont un sport et un jeu formidables. Mais c'est aussi la raison pour laquelle la politique théoricienne sur laquelle quelques technocrates dénués de tout sens de la réalité nous ont engagés ces dernières années est terriblement dangereuse. Car non seulement improductive (le nombre de courses proposées n'a quasiment aucun effet sur le chiffre d'affaire), elle est aussi responsable de la désertification des hippodromes et du désintérêt du passionné. Via la banalisation des programmes (le niveau moyen des épreuves PMU a baissé). Via le "tout est permis" inhérent à un nombre de compétitions que l'on ne peut plus surveiller (qui peut nous garantir des épreuves régulières et des contrôles anti-dopage efficaces sur un tel nombre de compétitions, notamment à l'étranger ?). Via des courses à midi et des horaires à dégoûter n'importe quel aficionado… Et j'en passe.

Alors si plus personne n'est suffisamment passionné pour aller sur un hippodrome, découvrir les athlètes et le spectacle, s'imprégner des odeurs et des images fortes, qui va permettre à ses proches cette “première fois” ou est née notre passion pour les courses ? Seule manière efficace de renouveler la clientèle turfiste, la vraie... Clientèle qui a fait des courses hippiques un milieu florissant. Colonne vertébrale sur laquelle on ne pourra plus compter dans quelques années ?

Naissance programmée d’une nouvelle ère, celle des courses virtuelles où de belles machines informatiques, déjà existantes un peu partout dans le monde, et de beaux écrans géants se seront définitivement substitués aux hippodromes...

Jean-Michel Bazire, victime des jeux du cirque ?

21 juillet 2012

JEAN-MICHEL BAZIRE, victime des jeux du cirque ?

Le “Zidane des courses”, Jean-Michel Bazire, a été victime d’un accident vasculaire cérébral le week-end dernier  à Enghien, alors qu’il était au sulky de QUOUMBA DE GUEZ. Ayant les plus grandes difficultés à s’exprimer après l’arrivée, les témoins directs ont tout de suite senti que quelque chose de grave se passait. Mais l’on osait y croire. Un sportif comme “JMB”, ce savoureux mélange  de courage, d’abnégation au travail, de décontraction, victime d’un problème grave à 41 ans ? Ce n’était pas possible... Il a fallu pourtant rapidement se rendre à l’évidence, et après son transport en urgence au service de neurologie de l’hôpital de Pontoise, les nouvelles furent inquiétantes durant trois jours, avant que l’on apprenne que l’hématome qui avait causé cette lésion cérébral, paralysé une partie gauche du corps, et privé le sulky d’or de la parole, se résorbait progressivement sans qu’une intervention ne soit nécessaire, fort heureusement. Hier et avant-hier, les news étaient donc plutôt rassurantes tout en sachant que la rééducation serait longue, le bras et la main gauche ayant encore des séquelles importantes. Nous souhaitons le meilleur possible à venir à Jean-Michel Bazire, et l’assurons de notre soutien moral, ainsi que de celui de nos lecteurs qui ont, en très grand nombre, été touchés.

REGARDER L’AVENIR EN SE SERVANT DU PASSÉ.

Comme le souligne Yann Hayoun par ailleurs, les instances vont-elles une nouvelle fois demeurer sans réaction, et se réfugier derrière leur hypocrisie habituelle pour considérer une nouvelle fois comme “accidentel” un tel événement sur un homme en pleine force de l’âge ? Ces instances vont-elles encore rayer d’un trait un nouveau drame douloureux, après ceux des dernières années ? Outre l’accident routier de Céline Leclerc et Pierre Vercruysse avec les terribles conséquences que l’on sait, la rupture d’anévrisme cérébral récente de Yannick Foin (opéré d’urgence et en repos complet chez ses parents après des mois de travail ininterrompus aux courses et à l’entraînement à Maisons-Laffitte), et l’AVC aux conséquences mortelles de Jean-Luc Janvier, décédé à l’âge de 57 ans au mois de mars dernier, combien faudra-t-il de soucis cardiaques (Stéphane Delasalle il y a quelques saisons), d’accidents vasculaires, de clashs routiers,  de permis suspendus ou d’excès de vitesse avant que nos têtes pensantes ne cessent de qualifier ces nombreux événements, parfois tragiques, de “fatalité”?

Être dirigeant, c’est être responsable, un mot qui prend ici toute sa signification. La pratique de la politique de l’autruche, face aux conséquences d’une fuite en avant du PMU, obsédé par l’inflation de courses pour sauver la recette, ne peut protéger de tout. Nous ne sommes plus maintenant dans un face à face de dirigeants n’écoutant que leur sensibilité comptable, face à des observateurs impartiaux (dont nous sommes) qui continuent de croire que le nombre de courses n’est pour rien dans les recettes maintenues. Nous sommes en situation de crise, aux conséquences dramatiques sur les acteurs et c’est d’autant plus consternant que si le chiffre d’affaire est constant, voire en légère amélioration, c’est probablement dû à d’autres facteurs que ceux du nombre de courses : nombre de points d’enregistrement en hausse constante ; ouverture ou développement de l’offre PMU française à l’étranger (Belgique, Allemagne, Italie,etc...) ; attrait de la cagnotte... Au contraire, l’offre de courses supplémentaires médiocres, avec des chevaux inconnus qui n’attirent aucun turfiste (passionné de courses qui peut s’adonner au jeu), nuit à la crédibilité (comment être garants de la régularité d’un si grand nombre d’épreuves avec des infrastructures qui ne peuvent pas suivre), banalise la beauté des compétitions et provoque des tribunes désertes pour ne finalement attirer que des joueurs de loteries par définition volatiles. Les effets pervers de cette politique sont effets nombreux (perte de confiance des joueurs, saturation, banalisation du spectacle, alors que les bénéfices sont pour le moins douteux, sinon nuls. Nous sommes de ceux qui pensent que nous allons droit dans le mur si personne ne décide de stopper cette politique inflationniste  sans effet positif avéré. Il est largement temps de mettre les choses à plat au lieu d’assister sans réagir à la catastrophe qui prend forme et porte désormais atteinte à l’intégrité physique des acteurs. À moins que nous ne soyons revenus à l’époque des jeux du cirque...

SE RENDENT-ILS COMPTE ? À titre d’exemple des cadences infernales, et c’est vrai pour la quasi-totalité des entraîneurs-drivers au trot, au mois de juin, Jean-Michel Bazire a été présent aux courses 25 jours sur 30. Il a participé, en tant que driver, à 110 compétitions réparties sur ces 25 journées, parfois en nocturne. Cela, seulement au titre de “pilote”. Le matin, il est à l’entraînement...

PROBLÈME DES COURSES EN LIVE SUR LE NET

14 juillet 2012

PROBLÈME DES COURSES EN LIVE SUR LE NET

Plusieurs turfistes nous ont interpellés sur le fait que pendant les vacances, il n’est pas facile de voir les courses qui intéressent en direct. Souvent, le seul moyen, via un ordinateur ou un téléphone portable, est de consulter le site du PMU, rubrique “vidéos” qui permet d’assister en direct à toutes les épreuves, avec une prise d’antenne deux ou trois minutes environ avant le départ. C’est très bien en amont. Le problème, c’est l’après-courses, la retransmission étant coupée très vite, nous avait-on dit à l’origine, “pour ne pas que les sites concurrents qui ont accès à ces images, ne piratent les données...”. Réalité ? Nul ne sait vraiment, mais cette pratique cause de réels désagréments aux turfistes, c’est à dire à la clientèle, un comble. Des clients qui ne demandent d’ailleurs pas la retransmission intégrale de ce qui se fait sur Équidia (là il y aurait risque de piratage global), mais simplement deux ou trois minutes de l’après-course, histoire de revoir la phase finale, et parfois même tout simplement... d’avoir l’arrivée. Car à force de vouloir couper très vite, on arrive à des situations grotesques à répétition, comme de couper le film alors que les chevaux viennent de passer le poteau et que le commentateur annonce l’arrivée sur le ralenti. Ce fut encore le cas mercredi, pour le Quinté à Enghien, où un fidèle parieur nous a signalé : “On voit le gagnant passer le poteau, puis le film s'interrompt au passage du deuxième avec le son suivant : 2ème le 5... Pas de nom de cheval, ni de 3è, de 4è et de 5è.” Alors pitié messieurs les décideurs, rectifiez le tir car pendant les vacances, c’est souvent la seule solution, on le répète... Et n'oublie pas qu’un turfiste frustré est un turfiste déçu.

DOPAGE OU PAS DOPAGE ?

07 juillet 2012

DOPAGE OU PAS DOPAGE ?

L’actualité extra sportive tourne autour du cas de CIRRUS DES AIGLES (photo ci-contre) cette semaine. Il y a quelques jours, son entourage a décidé de lever le voile sur ce qui était connu d’eux-mêmes et de France-Galop, à savoir le contrôle positif du cheval dans le Prix d’Ispahan, à Longchamp, dont il avait pris la deuxième place. En tant que contrôlé positif, on sait que l’entourage est aussi prévenu d’une mesure suspensive (en attendant la contre-expertise et la sanction) qui interdit au cheval de se produire en course en attendant... On peut donc penser que le récent forfait de CIRRUS DES AIGLES (le week-end précédent l’annonce par l’entourage) dans le Grand Prix de Saint-Cloud, n’était peut-être pas seulement dû à un abcès. Une parenthèse pour montrer combien France-Galop est en l’occurrence éloigné de ses responsabilités, car si l’entourage n’avait pas décidé de tout dire le week-end dernier, on serait encore dans l’ignorance... Si c’est cela une Fédération ou société responsable de l’organisation des courses, quelque chose nous échappe.

Par ailleurs, nous allons attendre avec intérêt les suites de cette affaire, l’entourage ne s’expliquant pas la présence massive d’anti-inflammatoire et ayant par conséquent porté plainte contre X. Et c’est là le point nouveau. On se souvient que la dernière fois qu’une autorité indépendante était intervenue, il s’agissait, en 2005, de la gendarmerie sur une plainte demeurée mystérieuse (contre Yann-Marie Porzier) dont il y a fort à parier qu’elle venait d’une ou plusieurs personnes très influentes à France-Galop. Plainte si ce n’est initiée, tout du moins soutenue par son comportement ensuite par un Directeur (ayant quitté ses fonctions depuis) mais qui peut dormir tranquille et même revenir régulièrement aux courses, ayant un permis d’entraîner, un comble ! Toujours est-il qu’il s’agissait là, après cinq ans de tergiversations, de l’exemple même que des autorités (gendarmerie et magistrat instructeur à côte de la plaque) peuvent être manipulées par une partie de l’organisation “Société de courses” toute puissante. Cette fois, le cas est différent puisque c’est l’entourage du cheval accusé qui porte plainte. Reste à savoir maintenant à qui le Parquet saisi va confier cette responsabilité... Si l’enquête est bien menée, le but sera de savoir s’il s’agit d’un réel cas de soin intensif interdit ou, comme le craint l’entourage, d’un acte de malveillance pour lui nuire. Dans quel but ? Difficile à établir mais rappelons que nous sommes dans un milieu concurrentiel où la jalousie est omniprésente. Yann-Marie Porzier en sait quelque chose... Nous y verrons donc peut-être plus clair dans les semaines à venir. C’est à souhaiter.

Puisque nous sommes dans ce domaine, dommage que la popularité de CIRRUS DES AIGLES ait “étouffé” les autres cas positifs du moment car l’un d’entre-eux est particulièrement intéressant. Celui, au trot, de Vincent Martens, entraîneur belge (en compagnie de son frère Christophe) à la réussite assez étonnante parfois, la liste des victoires surprenantes étant assez longue depuis quelques années. Les faits : le 29 mars, ROMEO DES ORMEAUX est présenté “à réclamer” à Caen, après une série de sorties discrètes dans des lots plus relevés il est vrai. Mais souple comme une antilope, ROMEO DES ORMEAUX pulvérise l’opposition, laissant les parieurs pantois en gagnant à belle cote. Il se trouve que ce jour-là, le cheval a été contrôlé positif à l'acide tiaprofénique. Autant dire que “ceux qui savaient” ont pu éventuellement toucher un beau gagnant. Mais analysons surtout ce cas sportivement parlant et comparons-le aux autres cas positifs parus récemment au Bulletin Officiel du trot. Par exemple QUELVEL à La Capelle le 5 avril, contrôlé positif à la capsaïcine. Son entraîneur, Vincent Lacroix, explique la présence de ce produit par l’application réalisé le jour de la course, d’une crème chauffante (qui réduit les douleurs) après avoir eu l’assurance par le distributeur que la dite crème ne contenait aucune substance prohibée. Ce n’était pas le cas. La SECF a ensuite fait faire un prélèvement complémentaire (bonne initiative) de cette crème, confirmant qu’elle comportait de la capsaïcine sans être mentionnée dans la composition. Verdict : 2.000 euros d’amende. Comme dans d’autres cas qui, par exemple, font état d’une prescription vétérinaire et d’un délai d’attente prescrit insuffisant, nous sommes dans des cas où tout s’explique et où la bonne foi des entraîneurs est reconnue. Le problème, c’est la sanction. Comment expliquer que ces entraîneurs soient pénalisés de 2.000 euros, et qu’un entraîneur qui nie tout en bloc (comme V. Martens le 29 mars ou encore Fabrice Souloy l’an dernier), soient sanctionnés par des amendes à peine supérieures ? D’autant que dans le cas de ROMEO DES ORMEAUX, il est à notre sens une circonstance aggravante, celle d’être positif dans une course qui proposait le cheval “à vendre” dans des circonstances amélioratrices. Des acheteurs auraient pu être trompés... même  le cheval a regagné un réclamer le 1er mai, a priori sans être positif. De toute manière, l’entourage du cheval ignorait qu’il était le 29 mars sous effet d’un puissant analgésique anti-inflammatoire (dont les effets sont connus contre les rhumatismes inflammatoires chroniques, les arthroses douloureuses et invalidantes ou encore les lombalgies), la version officielle étant “L’entraîneur ne s’explique pas la présence la substance”.

D’ailleurs une technique payante et qui devrait à l’avenir être employée par tous, nier toute implication n’étant guère pénalisant... Mieux vaut en effet tout rejeter en bloc, tant que les sanctions ne seront pas dissuasives. Il est vrai qu’avec des amendes de 3.000 euros au lieu de 2.000, il n’y a pas de quoi se gêner... Ce qui ne concerne pas l’entraîneur et l’entourage de CIRRUS DES AIGLES qui a porté plainte, réaction logique dans de telles circonstances quand on veut faire la lumière.

DOPAGE : HYPOCRISIE OU MONDE IDÉAL ?

14 juillet 2012

DOPAGE : HYPOCRISIE OU MONDE IDÉAL ?

À la suite de la mise en examen d’un coureur du Tour de France cette semaine pour “usage de pratiques interdites”, et de la confirmation de la fédération américaine des pratiques de dopages qu'aurait utilisées lance Armstrong lors de ses nombreuses victoires des années 2000,  on peut une nouvelle fois faire un parallèle avec les courses de chevaux. Non pour commenter les contrôles positifs dont se vantent les sociétés de courses pour laisser croire (avec l’aide d’une presse souvent complice de cette malhonnêteté intellectuelle) que les courses sont plus propres que les autres sports, mais pour évoquer ce qui se fait dans tous les sports mais dont on entend jamais parler, officiellement, aux courses, les pratiques “amélioratrices” comme les produits INDÉCELABLES que sont l’E.P.O (chère à Lance Armstrong) ou encore les anabolisants dernière génération. On pratique dans le milieu hippique comme dans le cyclisme il y a quelques années, à savoir la politique de l’autruche. Imaginez que ces produits améliorateurs qui permettent de transformer certains performers ne seraient jamais utilisés aux courses revient à faire croire que les hommes de ce milieu sont tous des anges, honnêtes et très respectueux de leurs chevaux. Alors que les autres sportifs, du cyclisme en passant par quasiment tous les autres sports existants, ont leur lot de brebis galeuses, à savoir le pourcentage de tricheurs qui existe tout simplement chez l’humain. Et bien imaginez-vous que la race humaine dans sa globalité connaît une exception : les professionnels des courses qui sont tous, à en croire les organisateurs, des bisounours. On peut le croire. Ou pas...

POLLUTION : NONANT-LE-PIN SUR FOND D’AFFAIRE POLITIQUE

09 juin 2012

POLLUTION : NONANT-LE-PIN SUR FOND D’AFFAIRE POLITIQUE

Comme nous l’avions écrit il y a quelques semaines, l’énergie de quelques-uns, notamment de la famille Delaunay, installée dans la région (près d’Almenèches) depuis de longues années, a permis de réagir face au scandale qui se joue autour du site historique du Haras du Pin, site protégé rappelons-le. Tous les grands noms d’élevage de la région étaient présents lors de la réunion tenue en fin de mois dernier. Résumé des faits : fin 2006, la société Guy Dauphin Environnement (GDE*) dépose un projet afin d’exploiter un centre de déchets “non dangereux” ultimes (on entend par “ultimes” plastiques et autres   mousses non recyclables en fin de vie, notamment de l’industrie automobile) sur la commune de Nonant-le-Pin. Suite à différentes enquêtes mises en places par les autorités compétentes, le préfet, pour des raisons sans équivoque possible, refuse l’autorisation en janvier 2010. Reste alors à GDE la possibilité de déposer un recours contre cette décision préfectorale, par le biais du tribunal administratif. À la surprise générale, le tribunal administratif demande au préfet de prendre un arrêté autorisant et validant le projet ! Dans la foulée, le Préfet Bertrand Maréchaux, qui avait pris la décision contre GDE un an plus tôt, annonce qu’il n’exclut pas de faire appel devant la cour d’appel de Nantes, après réétude du dossier. Il n’en aura pas le temps. Rappelons qu’un préfet ne peut pas faire appel d’une décision sans autorisation préalable de son autorité de tutelle. D’après nos sources, il aurait été convoqué au Ministère de l’Environnement, alors dirigé par Nathalie Kosciusko Morizet (aussi porte-parole de Nicolas Sarkozy durant les dernières élections présidentielles) et dans la foulée, Bertrand Méréchaux sera “promus” ou “muté”, à chacun de choisir sa version... Toujours est-il que le nouveau préfet nommé, un très proche de l’ancien Président de la République, ne fera pas appel et se prononcera même en faveur du projet de GDE...

D’ailleurs, le Président de la région Basse-Normandie, Laurent Beauvais (représenté lors des réunions d’information), s’est dit, sur son blog le 26 mai dernier : “Cette affaire est complexe, c’est peu de le dire, et même un peu étrange si je comprends tout ce que l’on m’en dit sous le sceau de la discrétion. Je ne comprends pas la position du Conseil Général de l’Orne (NDLR : favorable à l’implantation via son Président Alain Lambert) qui, avec la région, soutient cette filière équine et projette au Pin, toujours avec la région, un grand projet pour relancer la vocation de ce merveilleux site à l’occasion des jeux équestres mondiaux de 2014“.

Lors des réunions contre le projet GDE, on a pu noter la présence de Jean Sellier (Modem), membre du Conseil Général, qui précise, dans Ouest-France du 2 juin : “Le dossier n’a ni été traité dans la commission économique à laquelle j’appartiens, ni en séance plénière du Conseil Général. Une commission départementale à laquelle je n’appartiens pas a statué sans publicité”. De là à croire que du côté du Conseil Général présidé par Alain Lambert (Président également de l’UMP de l’Orne et ancien Ministre) on ne voulait pas faire de vagues...

Serait-on donc au cœur d’un dossier politique ? Possible. On murmure en effet que le PDG de GDE serait un proche de l’ex-Président et aurait même été présent à l’Hôtel Bristol, en parallèle de réunion du cercle des donateurs de l’UMP. A priori, ce parti est favorable au projet, et ce jusqu’au sommet de l’État, envers et contre tout. L’ancien Président et l’ancienne Ministre s’exprimeront-ils sur leurs motivations ? Affaire à suivre.

*La famille Dauphin a commencé son activité il y a plusieurs décennies comme ferrailleurs. L’entreprise emploie maintenant un millier de salariés dans une cinquantaine de sites.

DRÔLE DE QUESTION...

02 juin 2012

DRÔLE DE QUESTION...

Il est une rubrique proposée chaque semaine par Équidia, en partenariat avec le quotidien hippique Paris-Turf, qui vise à poser une question d’actualité aux turfistes ou parieurs. Souvent, elle est intéressante et donne une idée de la pensée du milieu hippique. Même si, comme pour tous les sondages, cette ligne de pensée ne peut être totalement fiable, elle donne souvent des indications, comme par exemple le fait que les parieurs jouent davantage sur les lots de qualité, a fortiori s’ils sont fournis en partants. On a hélas vu très récemment que les dirigeants n’en tenaient guère compte dans les faits et c’est regrettable.

Une nouvelle semaine vient de s’écouler avec une question qui, elle, ne risque pas de faire évoluer quoi que ce soit...”Après sa victoire dans l’Elitloppet, COMMANDER CROWE est-il, selon vous, le meilleur cheval d’Europe?”. Voilà une question qui va faire avancer le “schmilblick” ! Quitte à évoquer les trotteurs, on aimerait, par exemple, plutôt savoir ce que pensent les parieurs du dopage, avec la confirmation récente de la condamnation aux Etats-Unis de Lou Pena, le numéro 1 de sa profession au trot (mais aussi pour les ambleurs, une allure que les européens n’exploitent pas). Il a été confirmé coupable de plusieurs dizaines de cas de dopage lors des trois dernières années aux States. Mais aussi de la confirmation, plus près de nous, de la culpabilité de Nils Enqvist (entraîneur du champion OPAL VIKING, bien connu en France et qui stationnait chez Fabrice Souloy). Il a été suspendu quinze ans, convaincu d’utilisation d’anabolisants sur nombre de ses trotteurs, son champion excepté. On aimerait donc, par exemple, savoir ce que pensent les turfistes français de ce décalage entre les Etats-Unis et la Scandinavie d’un côté, et la France, ou un entraîneur, Gaëtan Marcque, pris également aux anabolisants il y a quelques mois, a écopé... d’une année de suspension. À noter qu’il a désormais retrouvé le moyen d’entraîner mais qu’il ne réapparaît pas actuellement sur les listes. Ce qui ne change rien ... Pendant sa suspension, les chevaux ont continué de courir sous l’entraînement de  sa compagne. Sanction sans grand effet. Comme d’ailleurs toutes les sanctions contre les entraîneurs en France.

Une hypocrisie bien de chez nous. Curieux pour un pays qui se vante de traquer les dopeurs...

QUESTION AUX DIRIGEANTS ET À LA TUTELLE

26 mai 2012

QUESTION AUX DIRIGEANTS ET À LA TUTELLE

Décidément, il est des décisions qui nous laissent sans voix depuis de nombreuses années, mais nous y revenons régulièrement car le monde des courses pourrait subir cette année de plein fouet les effets de la crise, plus que jamais, les indices étant alarmants, quoi qu’en disent les disciples du “Tout va bien, je vais bien”. Mais les courses en général vont-elles si bien ? En terme d’enjeux, le premier trimestre est en forte baisse, le mois d’avril en légère hausse mais peut-être pour des raisons extérieures, à savoir la possibilité, pour des pays voisins, de faire masse commune avec la France... Ce qui est productif. Dès lors, doit-on continuer, en haut lieu, à poursuivre la politique du “toujours plus”, en terme de paris et de courses, alors que les chiffres, en données corrigées  témoignent d’un échec qui, de plus, pourrait avoir de graves conséquences à l’avenir, en laissant sur le bas-côté les vrais amateurs de courses hippiques et d’une certaine logique dans les résultats. En systématisant, par exemple, les multi à 14 partants et plus, on se prive de magnifiques courses à 13 qui feraient de magnifiques enjeux (comme hier soir à Vincennes dans la 7è). On murmure aussi que l’on pourrait résoudre le problème en systématisant, avec un nombre encore inférieur... ce qui serait pire que tout. Pourquoi, alors que c’est la solution évidente, ne pas adapter les jeux aux programmes ? Une seule réponse évidente : l’incapacité, l’incompétence à pouvoir choisir. Une nouvelle illustration aujourd’hui avec le choix du Pick5, un excellent jeu qu’il serait dramatique de généraliser (on diviserait les masses et réduiraient les chances de bons rapports qui ne sont déjà pas si nombreux..). Les organisateurs (ou désorganisateurs ?) ont en effet choisi, à Argentan, la 5è courses, avec 14 partants, réservés aux mâles n’ayant pas gagné 150.000 euros. Alors que la 7è (mêmes conditions de course pour les femelles, donc même niveau) en a réuni 17... Quand on sait, par des sondages, notamment sur Equidia, qu’à qualité égal, les parieurs s’intéressent aux courses en fonction du nombre de participants, il y a de quoi se poser des questions. Sans oublier le simple effet mécanique sur recette du plus grand nombre de chevaux. Quand on sait aussi que le principe du Pick5 est d’être le plus éloigné possible, en termes d’horaire, du Quinté, on s’aperçoit aussi que la course choisie est à 18h25 alors que la plus fournie est une heure plus tard. Quel que soit le ou les éléments de choix cartésiens, il était donc impossible de choisir, en toute connaissance de cause, la course pourtant désigné. Cela se traduira, c’est mathématique par moins d’enjeux... Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Alors nous reposons la question, y compris aux autorités de tutelles, dont le Ministère des finances: jusqu’à quand se privera-ton de ressources si évidentes ? C’est un gâchis hallucinant, une perte financière sèche, uniquement due à l’incompétence. Attendra-t-on que les enjeux soient en forte baisse pour y remédier. Et quand bien même l’ouverture vers l’étranger (faire jouer d’autres pays sur les courses françaises est une solution qui portera ses fruits), doit-on pour autant se priver de recettes faciles? La question est posée, au PMU et aux autorités compétentes. Mais une fois de plus, il y a fort à parier qu’il n’y aura pas d’écho... Les autres médias restent en effet étrangement muets sur ces sujets. Pour ne pas fâcher le tout puissant ? Dommage car remédier à ce problème serait d’intérêt général.

COMMISSAIRES À LA VUE BASSE...

COMMISSAIRES À LA VUE BASSE...

Ce n'est un secret pour personne, en plat, certains jockeys font un peu la loi et se permettent quelques entorses afin de pouvoir se sortir des mauvais pas. Et parfois, cela sort des limites acceptables, pour la régularité des courses mais aussi pour la sécurité. Hélas, comme au trot, s'il n'y a pas chute, il n'y a jamais sanction. On s'en ait rendu compte mercredi avec TURBO JET "serré" par un rival qui était en troisième épaisseur, comme cela se fait régulièrement mais sans jamais de sanction... à moins qu'il n'y ait accident, comme avec TURBO JET. Malheureusement, là encore la sanction (huit jours de mise à pied au driver coupable) est-elle proportionnée aux dégâts occasionnés ? À savoir le favori du quinté contraint de déclarer non partant (manque à gagner pour les enjeux et parieurs lésés) et l'entourage venu de loin qui fait chou- blanc sans pouvoir courir... Non seulement les commissaires doivent être vigilants et sanctionner ces comportements même quand ils sont heureusement sans conséquences physiques, mais aussi faire passer l'envie de recommencer. Une amende conséquente, une mise à pied, et pourquoi pas "l'exclusion de la course quand son geste a empêché un autre de courir" nous a suggéré un turfiste passionné ?

Toujours est-il que les trotteurs n'ont évidemment pas le monopole de ce laxisme, on s'en est rendu compte dans le quinté de lundi à Saint-Cloud où Christophe Soumillon, en selle sur WELLMOND, a "sorti" du peloton l'un des favoris SCHILLER DANON qui s'est retrouvé en épaisseur alors qu'il avait le dos du favori DIODOROS. Un comportement qui a complètement changé la physionomie du quinté et qui n'a aucunement été sanctionné par des commissaires à la vue toujours aussi médiocre...

DÉFAITE DE DABIRSIM OU DE SOUMILLON ?

21 avril 2012

DÉFAITE DE DABIRSIM OU DE SOUMILLON ?

Sans aucun doute, l’événement médiatique du week-end dernier fut la défaite du champion DABIRSIM à Longchamp. Tout a été dit, ou presque, sur cette défaite et le comportement de Christophe Soumillon, dont certains -j’en suis- pensent qu’il est le principal responsable de la défaite du cheval. Pourtant, le crack-jockey, qui était l’invité d’Équidia Turf Club lundi, plutôt que d’assumer en reconnaissant son erreur, a cherché à se dédouaner sur un manque éventuel de tenue ou de compétition du cheval “qui aurait demandé à souffler en toute phase finale”. Mais c’est mettre au rang d’accessoire le fait que Christophe Soumillon s’est retourné à maintes reprises, et qu’après s’être retourné sur sa gauche (juste avant que Grégory Benoit ne réveille DRAGON PULSE d’un coup de cravache), il s’est ensuite retourné deux fois sur sa droite (voir photo), ce qui ne lui a pas permis de voir venir son rival lancé à l’extérieur. Les quelques secondes perdues ont retardé la demande d’effort à DABIRSIM, qui effectuait alors un canter. Effort trop tardif pour que ce cheval à grande action puisse se relancer si brusquement. Je suis donc de ceux qui pensent que Christophe Soumillon, malgré son talent maintes fois démontré, est en la circonstance responsable, et que s’il avait accompagné son cheval plus tôt, au lieu de le laisser au canter, il aurait eu le temps de répondre à l’attaque. Ma version, c’est que DABIRSIM a été pris de vitesse dans les derniers mètres et que ni sa condition physique, ni sa capacité à tenir la distance, même s’il a tiré au début, ne sont en cause. La faute majeure du jockey a été de croire qu’il allait gagner facilement et par conséquent de ne pas avoir été totalement efficace, d’où la défaite et des parieurs lésés. À ce titre il aurait dû être sanctionné mais une fois de plus, le parieur a été considéré comme la dernière roue du carrosse. Autre regard sur les faits, comme me l’a dit fort justement un parieur :”Imaginez une seconde que ce soit l’ancien jockey de DABIRSIM, Philippe Sogorb, qui ait eu ce comportement avec la défaite à la clé... Je ne pense pas qu’on lui aurait trouvé autant de circonstances atténuantes.” Tout à fait d’accord.

REGLES A REVOIR : blessures, références handicap, incidents

14 avril 2012

REMPLACEMENT DE JOCKEY BLESSÉ, RÉFÉRENCES HANDICAP, INCIDENTS DE COURSE :

RÈGLES À REVOIR

Dans le Quinté de mardi dernier, à Enghien, les commissaires de France-Galop, s'appuyant sur le règlement, ont empêché l'entraîneur Laurent Viel de remplacer le jockey prévu sur ROSE DE GRUGY (David Berra, blessé) par Élise Chayrigues, qui offrait pourtant des garanties, ayant déjà monté la jument. Blessée elle aussi (le vendredi 6), elle avait dû subir une contre-indication de monte en course immédiate et un repos forcé de 72 heures (une très bonne règle) avant examen. Toutefois, elle a obtenu l'autorisation de remonter à l'issue de ce délai, à savoir le lundi 9. Mais le règlement est formel, un jockey doit avoir cette autorisation au moment de la déclaration de partants... Une règle qui devrait être soumise à de la flexibilité en cas de remplacement d'un jockey indisponible, le jour de la course, c'est une évidence. C'est la date de la course qui doit en ce cas être prise en compte... L'entraîneur a donc fait savoir sa position dans une lettre ouverte à France-Galop via les médias. La logique aurait voulu que le bon sens interpelle les dirigeants et les incitent à réfléchir à ce cas de figure particulier. Mais on le sait, les institutions de course sont d'un autre siècle et d'une autre logique que celle de la modernité. L'armée y a encore ses partisans. La réponse d'Henri Pouret, adjoint au Directeur Général et responsable des commissaires, à notre confrère Paris-Turf fut à ce point révélatrice; "Sur le fondement de l'article du code susvisé les commissaires étaient fondés à ne pas autoriser Mlle Chayrigues à monter mardi...". Faisant aussi remarquer que Laurent Viel a refusé l'éventualité d'un autre jockey. Encore en faut-il un de libre et avec des garanties (David Berra est l'un des meilleurs). Et, surtout en obstacles, le fait de connaître le cheval est un élément sinon indispensable, du moins prioritaire. Comme le feu vert avait été donné le matin même à Élise Chayrigues, le raisonnement de Laurent Viel était par conséquent non seulement justifié mais aussi le seul logique, pour la jument, le propriétaire et aussi les parieurs... oubliés une fois de plus par les organisateurs ! Et soulever le problème était une manière de faire avancer le “schmilblick”. Hélas, France-Galop a toujours bien du mal à retirer la poussière de certaines de ses règles, de son mode de fonctionnement, et n'accepte aucune observation. C'est la règle implacable du "C'est moi le chef !".

VALEURS HANDICAPS ?

Toujours dans ce quinté sur le steeple d'Enghien, j'ai été choqué par le fait qu’ESTRELA BRAGE puisse disputer ce handicap (il en terminera excellent 2ème). En effet, comment les handicapeurs ont-ils pu lui attribuer une valeur handicap sur le steeple  alors qu'il n'avait jamais couru dans cette spécialité. Évidemment, ils se sont référés à la valeur de haies, mais chacun sait qu'un cheval a souvent deux niveaux très différents, les deux spécialités étant très éloignées. Par conséquent, n'autoriser à courir handicap qu'après trois courses à conditions dans la discipline concernée paraît être la solution. Cela éviterait notamment aux parieurs de se retrouver devant des candidatures loteries, comme celle d'ESTRELA BRAGE mais pire encore, le même jour dans la septième course, avec un cheval, MONT MIRACLE, qui comptait une troisième place sur les haies de Pau (décembre 2009), suivi de cinq courses à la "musique" parlante : Tombé une fois, Arrêté quatre fois sans jamais avoir couru un handicap en haies. J'aimerais bien que l'on m'explique comment lui donner une valeur sur le steeple-chase...

GALOP : LES HANDICAPS ET LEURS CURIEUSES CONSÉQUENCES...

07 avril 2012

GALOP : LES HANDICAPS ET LEURS CURIEUSES CONSÉQUENCES...

Le système des handicaps poussent les entourages des galopeurs à jouer à cache-cache avec les handicapeurs, on le sait et cela n'est pas sans poser un problème de régularité des courses devant le côté "systématique" de la chose et des réactions attendus des handicapeurs. On en est à se demander d'ailleurs, pourquoi continuer de faire appel à des "juges" pour attribuer des valeurs tant le côté automatique pourrait être assumé par un logiciel correctement paramétré. On peut d'ailleurs y voir là une économie salariale, qui permettrait de transférer les charges de ces handicapeurs devenus inutiles et d'embaucher à la place de vrais assistants-commissaires professionnels... Un changement de stratégie qui pourrait être très utile pour la régularité des courses, d'autant qu'un logiciel de valeurs pour les poids attribués, pourraient juger sur les gains et les allocations des courses courues. Et permettrait à des commissaires et observateurs vigilants, cela changeraient, de rappeler à l'ordre les entraîneurs qui prennent quelques libertés avec le code.

On savait, par exemple, que le très bon MYSTÈRE DU TURF n'aurait pas avantage à gagner le prix de série de 20.000 euros disputé mercredi à Fontainebleau, afin de ne pas voir sa "valeur handicap" remontée avant de plus belles occasions à venir (Prix du Président de la République ?). Mais en fonction des circonstances, ce qui s'est passé mercredi fut à la limite du grotesque. Profitant de la présence d'un échappé qui ira au bout (TWO BE K), un sujet d'ailleurs intéressant sur les gros obstacles, MYSTERE DU TURF, le bien nommé, fut tellement "ménagé" par son jockey, qu'il est venu finir... une fois certain de ne pouvoir rejoindre le leader. On peut comprendre, d'autant que le cheval n'est pas toujours très sur, qu’il avait besoin de reprendre confiance en steeple et de peaufiner sa condition physique, mais c'était réellement tout juste acceptable pour des commissaires vigilants. Cela dit, autant dire que pour la surveillance actuelle, inexistante, il n'y eu, comme d'habitude, rien à signaler...