Bibliothèque HIVER 2012 / 2013 des actualités hippiques

Retrouvez ici une sélection de nos présentations et commentaires des mois précédents.

HIVER 2012 / 2013 

 

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 SEPTEMBRE 2012                               

CRITERIUM DES 5 ANS TRÈS OUVERT

01 septembre 2012

VINCENNES : CRITERIUM DES 5 ANS TRÈS OUVERT...

Hélas, le Critérium des 5 Ans n’a pas réuni assez de partants (problème récurrent chez les trotteurs) pour servir de support au Quinté. La course n’en demeure pas moins passionnante même si on peut regretter l’absence de TEXAS CHARM, pour les raisons que l’on sait (il était trop juste de le préparer pour cette course après sa suspension) et celle de TRESKOOL DU CAUX, pas au top et qui s’annonçait pourtant comme un sérieux prétendant. La compétition s’annonce néanmoins fantastique avec deux favoris, THE BEST MADRIK, le “pur”, doté d’un jeu de jambe qui sort de l’ordinaire et d’une vitesse phénoménale. Mais mon favori sera TIÉGO D’ÉTANG, un sujet qui semble avoir toutes les qualités pour devenir un grand champion, après avoir été très ménagé par son entourage. Un peu le profil inverse de TIMOKO, qui sera au départ également. Possible passation de pouvoir...

MORT DE VALYRA.

01 septembre 2012

MORT DE VALYRA. L’impressionnante pouliche de l’Aga-Khan, lauréate du prix de Diane, qui s’annonçait comme l’une des favorites du prix de l’Arc de Triomphe, s’est accidentée mortellement mercredi matin sur la plage de Deauville... Après avoir constaté la blessure au fémur,  les équipes sur place ont rapatrié la pouliche au box et tout a été fait pour tenter de la sauver mais devant la gravité de la fracture, il a fallu se résoudre à mettre fin à ses souffrances. C’est bien évidemment une énorme perte pour le sport, mais aussi pour l’élevage de son propriétaire, et pour son entraîneur Jean-Claude Rouget.

CRITERIUM DES 5 ANS POUR THE BEST MADRIK MAIS QUE D’INCIDENTS...

08 septembre 2012

On attendait monts et merveilles de ce dernier classique réservé aux 5 ans, la semaine passée, malgré quelques absences de marques telles TEXAS CHARM et TRESKOOL DU CAUX mais hélas, nous sommes une fois de plus restés sur notre faim... Pas question pourtant de remettre en question la victoire de THE BEST MADRIK, poulain bien né et avec lequel Jean-Etienne Dubois a eu bien du mérite. Le mérite d’en faire un cheval de course plutôt régulier, ce qui n’était pas évident vu le caractère montré dans sa prime jeunesse. D’en faire aussi un vainqueur classique à 2 ans (Critérium des Jeunes) pour un doublé rarissime du tout premier et du tout dernier Critérium, exploit réalisé seulement avant lui par trois mâles d’exception en plus de trente ans : IDEAL DU GAZEAU, OURASI et GÉNÉRAL DU POMMEAU. D’en faire aussi un vainqueur classique sur longue distance alors qu’il semble un peu meilleur dans l’exercice de la vitesse. Et aussi d’en abandonner le sulky le jour de la course en raison d’une douleur à l’épaule et de laisser sa place au pied levé au bon driver belge Christophe Martens. Décision pour laquelle il faut savoir ravaler son orgueil là ou d’autres auraient décidé de surmonter la douleur, au point de handicaper peut-être leur partenaire. Tous ces facteurs font de THE BEST MADRIK un beau et digne lauréat qui aura d’ailleurs l’opportunité de confirmer son talent face à ses aînés, ce qu’il a déjà fait.

Mais outre ce bon vainqueur, et la révélation de TAG WOOD, bon quatrième avec Pierre Vercruysse, après une faute handicapante en haut de la montée alors qu’il venait de rejoindre l’animateur TIMOKO (au sulky duquel Richard Westerink était déchaîné du geste et de la voix, ce qui a probablement apeuré son concurrent), l’autre image forte de ce Critérium restera la partie d’auto-tamponneuses à laquelle nous avons assisté suite à la faute de TANGO QUICK dans la partie montante. En commettant l’irréparable, ce cheval qui n’avait aucune référence à l’attelage s’est comporté comme un sujet incontrôlable au sulky. Se jetant de côté, il a accroché l’autre pensionnaire de Franck Leblanc, TCHAO DE LOIRON, lequel avait visiblement d’énormes ressources. Par effet communiquant, TORNADE PIYA et surtout TIEGO D’ETANG ont été mis hors course alors qu’ils s'apprêtaient également à passer à l’attaque. Bonjour les dégâts. 

De toute évidence, le scénario n’aurait pas été du tout le même si ces trois belles chances (dont deux des trois grands favoris, merci pour les parieurs...) n’avaient pas ainsi été mis hors d’état de défendre leur chance. Et c’est bien là qu’est le problème majeur. Les organisateurs ont-ils conscience de leurs responsabilités en permettant que l’une des plus grandes courses de l’année soit ainsi décapitée et offre un spectacle aussi lamentable. Bien évidemment, les aléas font partie de toute compétition, nul ne peut le nier et n’a n’intention de le faire. Mais quand cela peut être évité, comment peut-on s’en satisfaire et évoquer les impondérables ? La question est une nouvelle fois posée : que venait faire TANGO QUICK au départ d’une telle épreuve ? À une époque draconienne de qualifications pour les jeunes trotteurs*, on est en droit de savoir s’il est normal qu’un cheval “monté” (TANGO QUICK a pris la totalité de ses gains, soit 627.000 euros, sous la selle) peut être qualifié pour des classiques à l’attelage ? Discipline où, avant de courir ce Critérium des 5 Ans, il comptait.... trois sorties seulement... pour autant de disqualifications !

Pour nous, la réponse est évidente. Un tel cheval dont le comportement est susceptible de gêner ses adversaires à un tel niveau n’avait rien à faire au départ d’un Groupe I qui, malgré un beau vainqueur, THE BEST MADRIK, a vu trois de ses lauréats potentiels être mis hors-jeux par un cheval qu’il ne fallait de toute évidence pas invité à la fête, devenue cauchemar pour beaucoup.

*Il est d’ailleurs curieux d’observer le maintien d’un tel laxisme dans les qualifications de courses classiques car depuis quelques saisons, les mêmes organisateurs n’ont de cesse de mettre en place des règles draconiennes pour les petite catégories, allant même jusqu’à  exclure, ou obligé à requalification, des trotteurs n’ayant pas un ratio gains/nombre de courses fixé par le code. Que fait donc au départ d’un classique attelé un cheval qui n’a pas gagné un euro dans cette spécialité ?

QUINTE DE FAIBLE NIVEAU

29 septembre 2012

QUINTÉ DE FAIBLE NIVEAU CE DIMANCHE :

QUAND LE TROT SE FAIT SA PROPRE CONCURRENCE !

C’est la spirale infernale, et les organisateurs n’ont rien prévu, bien au contraire, pour enrayer le phénomène. Celui du manque de partants dans les épreuves pour chevaux d’âge, traditionnellement retenues comme Quinté et d’un suffisamment haut niveau pour intéresser les parieurs. L’un des phénomènes c’est la politique inflationniste dans laquelle ils sont engagés, sans qu’ils ne voient venir les effets dévastateurs du système. Encore un exemple ce dimanche à Vincennes où le Quinté proposé n’est pas la première, ni la deuxième épreuve qui aurait pu être choisie, laissant place à une course très moyenne. Et pour cause, le Prix Ovidius Naso (7 à 10 ans n’ayant pas gagné 615.000, recul à 300.000) plafonne à treize partants, avec PRINCE DU VERGER (qui court à quatre jours). Le Prix d’Issigeac, autre course intéressante (5/6 ans n’ayant pas gagné 205.000) également... À qui la faute ? Tout simplement à un calendrier mis au point par des organisateurs totalement dépassés par les événements ; un calendrier qui va, par ses travers et ses trop nombreuses sollicitations rapprochées, provoquer des recettes à la baisse. Pourtant, il faut croire au Père Noël pour imaginer un Prix Ovidius Naso avec le plein de partants... quatre jours après l’étape du GNT qui s’adressait sensiblement aux mêmes (5 à 10 ans avec reculs à 281.000 et à 515.000). Ainsi, les SOLEIL DU FOSSE ou QUICKLY PARIS, entre autres, ne se présentent-ils pas une deuxième fois. Sans oublier la concurrence, tous les vendredis, de belles réunions à Laval avec hier soir une course réservée aux 6 à 10 ans n’ayant pas gagné 240.000, qui a pu également détourner quelques chevaux du “Ovidius Naso”. Sans compter que dimanche dernier à Vincennes, le Quinté s’adressait à des 7 à 10 ans n’ayant pas gagné...234.000 ! Et qu’il y avait aussi hier à Mauquenchy, une épreuve pour 6 à 10 ans fermée à 219.000. Et ce samedi au Croisé-Laroche, une autre pour 7 à 10 ans fermée à 218.000... Et bien sûr le Prix d’Automne, aujourd’hui à Caen, pour 5 à 10 ans fermé à 400.000, recul à, 200.000. Cessez le feu !

Concernant l’autre possible beau Quinté de ce dimanche, le Prix d’Issigeac, ouvert aux 5 et 6 ans n’ayant pas gagné 205.000, notons que SHINE IS BACK (203.000 de gains) était hier soir à Laval et que, surtout, il y avait dimanche dernier une belle course, Groupe III, pour 5 et 6 ans également, fermée à 305.000. Course dans laquelle TEMPO, TALIDA DU VIVIER, TRÉSOR WIC et TONIO DE FANNY avait moins de 200.000 et aurait pu être au départ ce dimanche...

Cette abondance de courses pour chevaux de même catégorie cela s’appelle l’embarras du choix pour les entourages, mais aussi scier la branche sur laquelle on est assis. Et comme disait Coluche concernant l’embarras du choix : méfiez-vous qu’un jour il ne vous reste plus que l’embarras...

NIKITA DU BERLAIS victorieuse

15 septembre 2012

NIKITA DU BERLAIS RENTRE VICTORIEUSEMENT À AUTEUIL.

On la savait très bonne et après une longue absence des pistes (octobre 2010 à avril 2012), la belle NIKITA DU BERLAIS a vite retrouvé son meilleur niveau, celui d’une pouliche classique qui avait dû abandonner la compétition après un succès dans un Groupe II. Elle a ensuite réussi l’exploit de gagner dès sa réapparition, puis (exploit encore plus important) de confirmer, remportant deux courses à suivre avant d’échouer dans la Grande Course de Haies d’Auteuil, en juin, face au champion britannique THOUSAND STAR, tenant du titre. Après cet accessit du mois de juin, la puissante jument montée par Cyrille Gombeau est allée passer l’été à Deauville, sans courir, mais pour profiter du bon air marin et s’entretenir. C’est donc en magnifique condition physique que la surdouée a effectué une rentrée victorieuse jeudi après-midi, repartant de belle manière sur le plat après avoir contrôlé, faisant dire à son crack-jockey : “C’est une jument extraordinaire, parmi les meilleurs chevaux que j’ai monté. Elle a pris de la force, elle saute admirablement, et possède une action hors du commun ; il faut seulement être vigilant jusqu’au bout car elle a tendance à stopper son effort quand elle est seule devant dans la phase finale. Mais elle est superbement repartie aujourd’hui ; quel plaisir de monter des chevaux comme çà. Finalement, peut-être que son pépin de santé et son absence des pistes a ont été un mal pour un bien. À 5 ans, elle est en pleine force de l’âge et meilleure que jamais. S’il ne lui arrive rien, elle sera dure à battre à l’avenir d’autant qu’elle est encore meilleure en terrain lourd”. Impressionnante pour le jockey, éblouissante pour les observateurs et un palmarès déjà riche de huit succès en dix sorties. Quel régal ! 

L’ACTUALITÉ DES COURSES...

 

29 septembre 2012

Lors de la semaine écoulée, nous avons eu quelques illustrations de l’importance des jockeys ou drivers, dans toutes les disciplines. Avec le magnifique coup de cinq de David Berra à Auteuil, on a eu la confirmation qu’il y a un fossé de plus en plus grand entre les jockeys d’expérience et les jeunes loups à qui l’on a pas eu le temps d’apprendre grand-chose, comme ce jeune cavalier qui ignorait que lorsque l’on n’a pas pris le bon chemin, on est automatiquement disqualifié. Il est revenu sur le parcours, prendre la tête, et chuter, heureusement sans mal pour personne. Mais quel risque insensé a-t-il pris et a-t-il fait prendre ? Il a été sanctionné, bien sûr, mais il serait peut-être plus judicieux de leur mettre du plomb dans la tête en amont...

Au trot, on a vu également que le talent des hommes pouvait faire la différence. Ainsi l’entraîneur Franck Leblanc l’a-t-il constaté à ses dépens en donnant le pire parcours qui soit (extérieur nez au vent du favori) à UNIQUE QUICK, qui a logiquement sombré dans le dernier tournant du Grand Prix de l’UET en Allemagne. Un classique remporté par le finlandais BRAD DE VELUWE qui s’est affirmé comme le meilleur 4 ans européen. On espère le voir à Vincennes cet hiver face à sa génération pour le Critérium Continental. Mais pas face à ses aînés, pas même début 2013 a déjà prévenu son sage entourage.

 À un degré moindre, on a également vu en France, notamment dimanche à Vire, qu’un pilote pouvait aussi anéantir les chances d’un cheval déclassé. Ce fut le cas avec SAM GIBUS, et son entraîneur Sébastien Baude. Une course à montrer dans les écoles, pour que les jeunes analysent tout ce qu’il ne faut pas faire.

Ce week-end, le programme de Vincennes sera sportivement dominé par le Prix des Élites, dont les conditions n’ont toujours pas été changées malgré la précocité des jeunes trotteurs qui fait qu’avec des 3 ans, à cette époque de l’année, il est quasiment impossible aux 4 et 5 ans de rendre cinquante mètres. D’où un déséquilibre (9/3) préjudiciable au spectacle. Et c’est encore plus vrai cette année avec un jeune qui survole toutes les compétitions de sa génération au trot monté, VANISHING POINT (438.500 euros de gains déjà). Il reste sur cinq succès et son entraîneur, Sébastien Guarato dit tout simplement de lui : “C’est le cheval et le trotteur monté parfait”. Point besoin d’en dire davantage.

QUAND LES COMMISSAIRES REINVENTENT

29 septembre 2012

QUAND DES COMMISSAIRES INTERPRÈTENT OU RÉINVENTENT LE CODE DES COURSES...

Cette semaine, l’hippodrome de Vire a été le théâtre de deux réunions PMU. Dimanche, nous avons assistés à de curieuses interprétations du code. Comment peut-il en être autrement dans un système où le flou artistique règne et où certains s’en servent, non pas pour prendre des décisions sportives justes (comme ne pas rétrograder un concurrent qui aurait gagné quoi qu’il arrive...), mais pour se faciliter la vie, ou faire valoir leur propre idée sur la chose. Je m’explique. Dimanche à Vire, fait rarissime, deux enquêtes, dans deux courses différentes, ont concerné des faits similaires, à savoir un changement de ligne qui provoque une sortie du parcours “borné” (côté corde), dans la ligne droite finale. Dans un cas, le cheval a été disqualifié, dans l’autre, il a été maintenu... On se demande encore selon quelle logique ! Si c’est l'interprétation sportive, c’est incohérent. Celui qui a été disqualifié, TOUTMAN avait gagné de toute une classe et ce n’est pas sa tentative de dérobade, à mi-ligne droite (portion ou la piste est mal balisée avec quelques rares plots laissant de grandes espaces vides qui n’encadrent pas suffisamment les chevaux), qui l’a aidée à l’emporter. Bien au contraire... Cette disqualification est donc sportivement injuste. Concernant l’autre cheval ayant empiété sur l’intérieur de la piste (au même endroit laissant de grands espaces...), c’est assez différent. VOYOU BELLEMARE était enfermé, côté corde, et son driver a voulu passer par l’intérieur, sa seule possibilité. Ce qui lui a permis de contourner par l’intérieur les chevaux qui le précédaient, pour obtenir la deuxième place. Sportivement, lui non plus n’a pas volé son accessit et on peut comprendre qu’il ait été maintenu. Toutefois, pourquoi l’un a-t-il été disqualifié, l’autre pas ? Peut-être sur la durée et l’ampleur de l’empiètement, plus important pour TOUTMAN ? Incompréhensible toutefois sur le plan sportif. Mais nombre de fois, des commissaires nous ont affirmé ne s’en référer qu’au code des courses. Curieux quand on le consulte.

Selon ce principe qui fait loi, on ne comprend donc pas les sanctions de Vire, même si, vous l’aurez  remarqué, comme dans bon nombre des “règles” de ce code, il est indiqué “PEUT être disqualifié”, ce qui laisse tout loisir aux commissaires d’appliquer ou non. Dès lors, ce que l’on peut affirmer, c’est qu’ils auraient pu s’en tenir au critère purement sportif du résultat, et qu’en conséquence, TOUTMAN ne méritait pas d’être disqualifié. Et qu’à la limite, celui qui a été maintenu avait davantage de raison d’être sanctionné que l’autre... Ce qui n’est guère rassurant concernant la fiabilité des résultats.

Un sujet d’actualité car le surlendemain, mardi, à Vincennes, un lauréat, SAMOURAI DU VEY, a été lui aussi disqualifié, je cite le communiqué officiel : “Pour avoir empiété durablement sur la bordure de la piste sans y avoir été contraint”. Curieuse explication qui laisse entrevoir une incompréhension des textes du code par les commissaires... Un comble. En effet, dans le code, il est fait référence à une faute claire : la manœuvre délibérée ; il s’agit donc d’un acte volontaire (par exemple pour contourner un rival par l’intérieur pour améliorer son classement). Dans le communiqué des commissaires, il est fait référence à une autre notion qui consiste à sanctionner si le cheval “n’a pas été contraint “ d’empiéter. On n’y comprend plus rien... Est-il alors nécessaire d’expliquer à ces messieurs que la langue française est subtile, et que chaque mot ou expression a son sens. Et rien, dans le code des courses, article 67, ne fait référence à la contrainte... “Être contraint de...” ou “Agir de manière délibérée...” sont deux choses totalement différentes. Pourtant, les commissaires n’hésitent donc pas à remplacer l’une par l’autre. De là à en conclure qu’ils n’appliquent pas le code des courses, il n’y a qu’un pas... Ils l’ont une nouvelle fois franchi, notamment ce mardi soir en disqualifiant un cheval (voir ci-contre, sur la photo, son écrasante supériorité) qui avait gagné de loin, et qui a été sanctionné, tout comme les parieurs qui l’avaient joué) pour une raison qui n’existe officiellement pas...

           

QUE DIT LE CODE DES COURSES EN MATIÈRE D’EMPIÈTEMENT ? 

 Article 67

" Lorsqu’un cheval, en courant, sort de la piste ou que son attelage empiète durablement sur la bordure de piste par suite d’une manœuvre délibérée de son jockey, il “peut” être disqualifié..."

 OCTOBRE 2012                                   

RETOUR SUR UN DRÔLE D’ARC

13 octobre 2012

RETOUR SUR UN DRÔLE D’ARC DE TRIOMPHE...

Dimanche dernier, à l’occasion de l’Arc, on attendait le sacre d’un champion. Nul ne sait si SOLEMIA, la lauréate, en est véritablement une, ou une adepte du terrain étonnamment lourd. Je penche pour la deuxième version, même si cette magnifique pouliche (voir photo ci-contre) est séduisante. Force de reconnaître que le terrain a joué un rôle déterminant, certains des principaux favoris ne s’étant pas sorti d’un tel bourbier, indigne d’une piste comme celle de Longchamp. Certes, il avait beaucoup plu, mais nul ne s’attendait à trouver de telles conditions. D’ailleurs, les responsables techniques de Longchamp avaient annoncé un terrain souple... Annoncer de telles contre-vérités est du domaine de la faute professionnelle pour France-Galop et son système; parenthèse refermée. Précisons donc que le petit poucet SAÔNOIS, la belle SHARETA, le prometteur BAYRIR et le champion britannique CAMELOT ne s’y sont absolument pas adapté... Quatre belles chances out. C’est beaucoup.

Parmi ceux qui se sont bien sorti de ce terrain, il y a donc la lauréate SOLEMIA, admirablement  monté (comme d’habitude) par Olivier Peslier mais force est de reconnaître que le véritable crack qui a émergé, c’est le japonais ORFEVRE. Longtemps dernier, mais bien décontracté (c’était l’essentiel) il a passé le peloton en revue peu après l’entrée de la ligne droite, répondant à la sollicitation de Christophe Soumillon en changeant de vitesse d’une manière impressionnante. Avec le recul, on s’aperçoit que cet effort lui a sûrement coûté la victoire. Si son jockey avait davantage attendu, pondéré l’effort de son partenaire, à coup sûr, ORFEVRE n’aurait pas été battu. Car le crack nippon a déposé la future lauréate à deux cent mètres du disque... Mais une fois tout le monde doublé, il a affirmé son caractère (tel que le faisait à son époque le roi OURASI), considérant que le travail était terminé... Il a alors penché vers la corde, mettant son cavalier dans une situation délicate (voir photo à droite). Relancer ou remotiver un tel cheval qui ralenti est impossible, c’est la raison pour laquelle SOLEMIA a pu revenir le devance. ORFEVRE était au ralenti... Il est donc certain que s’il était venu moins vite, ou plus tard, il n’aurait pas été battu. Le crack, c’est lui !

L’ARC 2012 et ses étoiles...

06 octobre 2012

Sportivement, cet Arc de Triomphe 2012 est extrêmement excitant, et ce malgré les nombreuses défections. Celle notamment de la tenante du titre, l’allemande DANEDREAM, dont l’entourage avait assuré qu’elle était prête à défendre son titre mais qui malheureusement pour elle est bloquée à Cologne, son centre d’entraînement ayant été mis en quarantaine (pour une durée de trois mois) en raison d’un risque infectieux important, certains chevaux de ce centre étant malade, ce qui a d’ailleurs conduit France-Galop à se montrer très prudent pour les futurs candidatures venues d’Allemagne, une réaction logique et réactive. Résultat des courses, pas de tenante du titre. Pas de cheval imbattable non plus, comme lors des éditions encore dans toutes les mémoires de cracks tels la pouliche de l’Aga-Khan ZARKAVA, ou encore du phénomène SEA THE STARS... Mais en revanche, une cuvée toute de même passionnante avec tous les ingrédients pour faire de la course un événement passionnant. Il y a tout ‘abord le favori de cœur de la France entière, le petit SAONOIS, dont l’histoire est digne d’un conte de fée. Venu de nulle part, à savoir des petites catégories, il a constamment progressé cette année, allant jusqu’à causer la surprise en remportant le “Jockey-Club”, puis en confirmant en effectuant une rentrée victorieuse dans le “Niel”, le 16 septembre dernier. Il l’a fait si brillamment, au prix d’une accélération finale dont lui et son jeune jockey Antoine Hamelin ont le secret, qu’il est devenu le favori de bons nombre d’observateurs. Au point d’attirer la convoitise de l’émir du Qatar, qui a fait une offre d’achat conséquente pour avoir le petit prodige sous sa casaque. En dehors du fait que l’on puisse se demander où est le plaisir de gagner avec le seul pouvoir d’un “chèque”, on ne peut que rendre hommage à son entourage, l’entraîneur Jean-Pierre Gauvin et son copropriétaire Pascal Treyve, boulanger de son état, lesquels vivent un rêve qu’ils ont voulu poursuivre jusqu’au bout. Chapeau à eux. À une époque où tout se gagne avec l’argent, c’est un bel exemple...

Face à lui, il y a toutefois de la belle opposition, avec bien sûr le japonais ORFEVRE. Il a fait ce qu’il avait à faire le 16 septembre, dans le Prix Foy, devançant MEANDRE dans un lot creux et une course sans train. Mais de l’avis de ceux qui ont eu l’occasion de le voir au mieux de sa forme, comme Christophe Lemaire, il s’agit d’un champion, capable de faire mille mètres sans faiblir ; c’est le signe d’un très grand cheval. Pour les observateurs nippons, il est aussi bon que EL CONDOR PASA ou DEEP IMPACT, deux autres japonais qui auraient pu, qui auraient dû gagner, mais qui avaient été handicapés par un cavalier du soleil levant, moins efficace à Longchamp... Cette année, l’entourage a mis tous les atouts de son côté avec Christophe Soumillon.

Il ne faut toutefois pas négliger les autres, parmi lesquels SHARETA, très impressionnante dans le “Vermeille”. Des trois courses du 16 septembre, c’est la seule compétition qui en fut une. À savoir une vraie course, avec du rythme. Et SHARETA a gagné brillamment ce qui en fait bien naturellement une sérieuse prétendante. Surtout si la pluie ne vient pas contrarier ses plans. Mais quelques outsiders ont également un beau profil, comme MEANDRE, qui est annoncé en progrès, comme ST NICOLAS ABBEY qui a pour lui sa dureté, comme BAYRIR, compagnon de SHARETA qui peut être encore un peu tendre mais qui a du potentiel, d’autant qu’il a été supplémenté après un excellent dernier travail. N’oublions pas non plus une autre supplémentée, la britannique GREAT HEAVENS , qui a un super profil. Tout comme YELLOW AND GREEN, sûrement perfectible... Voilà qui nous promet un grand moment dimanche après-midi, au sein d’une réunion de Longchamp qui frise la perfection avec de la classe, des Groupe I sur toutes les distances, et de nombreux champions en piste. Régalons-nous...Et n’oublions pas  CAMELOT, longtemps incertain mais dont la non-participation aurait été une erreur de l’entourage. C’est sans aucun doute un crack sur 2.400 mètres et c’est mon favori. On ne gagne pas les deux Derby par hasard...

FRANKEL vs CIRRUS : IMMANQUABLE ASCOT

20 octobre

 

Si Équidia, en raison de la politique inflationniste des dirigeants, nous abreuve parfois de courses sans intérêt, elle permet aussi de ne plus manquer des épreuves de grande renommée sportive, notamment à l’étranger, comme celles qui nous ont permises cette année de voir à l’œuvre FRANKEL, pas loin d’être le meilleur cheval de tous les temps... Il est vrai que sa réussite est sans faille, dix courses, dix victoires et parmi elles de nombreux Groupe I britanniques jusqu’à 2.000 mètres. On ne l’a hélas pas vu en  France, son entourage n’ayant pas voulu prendre le risque sur les 2.400 mètres de l’Arc. Et pourtant... Alors si vous ne l’avez pas encore vu à l’œuvre, ne manquez pas sur Equidia la retransmission des “Champion Stakes”, ce samedi vers 17h00. D’autant que parmi ses cinq adversaires (il a fait le vide) il y a notre gloire national, le chouchou de tous les turfistes, CIRRUS DES AIGLES, lequel vient de faire une démonstration lors de sa rentrée à Longchamp dans le “Dollar” et qu’on sait très avantagé par le terrain lourd, ce qui ne sera pas le cas de son rival.

Quelle que soit l’issue de la course, un exploit du fantastique CIRRUS DES AIGLES, meilleur que jamais à 6 ans (bravo Corine Barbe), ou l'invincibilité confirmée et définitive de FRANKEL (il quittera la compétition après cette onzième sortie publique), ne manquez pas ce très grand moment de sport hippique et remercions Equidia de nous avoir permis de voir cet extra-terrestre nommé FRANKEL, qui a gagné toutes ses courses avec plusieurs longueurs d’écart, mettant à profit une puissance hors du commun. À titre indicatif, l’hippodrome d’Ascot n’a plus une place à vendre, et va jouer à guichets fermés. On se croirait à une finale olympique.

HOMMAGE À LOUIS HARET

20 octobre

 Hier, ont eu lieu les obsèques de Louis Haret, décédé en début de semaine d’un arrêt vasculaire cérébral. Il avait connu de grandes joies au cours de sa carrière, riche de nombreux bons chevaux dont SEDDOUK SUPER, qui avait fait une magnifique carrière chez Ulf Nordin. Louis Haret venait de perdre tragiquement sa dernière grande jument, RUANTE, dans un accident de la route cette année. C’était un grand passionné de chevaux, et notamment d’élevage. Nous ne l’oublierons pas.

 

 NOVEMBRE 2012                                  

LE “BRETAGNE”: confirmations et promesses

24 novembre 2012

La première des  courses qualificatives au Prix d’Amérique a livré son verdict il y a une semaine, avec son lot d’ambitieux, qu’ils soient confirmés ou pas encore au plus niveau des trotteurs d’âge.

Côté confirmation, ROXANE GRIFF a une nouvelle fois tenu son rang et c’est tout à son honneur, dans un sport qui cherche des stars fiables, c’est son cas même si, samedi, le fait qu’elle ait penché vers l’extérieur n’a pas été sans conséquences (voir ci-contre). Qualitativement parlant, elle a néanmoins montré qu’elle était là et bien là. Reste maintenant à son entourage à la maintenir au top jusqu’à la fin de l’hiver, ce n’est pas le plus simple même si elle est d’une constance admirable. La courageuse QUOUMBA DE GUEZ a profité des malheurs de ROYAL DREAM pour se classer deuxième. Brave, elle est la chouchoute de “JMB” (réopéré avec succès cette semaine et que l’on attend de revoir en grande forme prochainement) et se donne toujours de bon cœur. ROYAL DREAM on le sait est lui un spécial... Mais capable de grandes choses et probablement pas encore aussi affûté que les deux juments. Il va monter en progression tout comme la belle note de la course, TIEGO D’ETANG. Il se confirme comme étant un des meilleurs “T” et n’oublions pas qu’il s’agit là d’une génération riche en chevaux de qualité, c’est également un signe. Il peut briller dans les deux spécialités. QUARCIO DU CHENE a complété une arrivée de chevaux en vue (deux euros le quinté désordre, soit “égalité” à la cote, c’est ridicule...). Dommage qu’il se soit montré tendu et trop allant ; il est bien meilleur en venant de l’arrière, en ménageant sa pointe de vitesse qui s’est ici retrouvée émoussée... RODRIGO JET a planté ses preneurs au départ (cela lui est déjà arrivé) quant à QUIF DE VILLENEUVE, il a été tellement décevant (pas d’allures et pas de gaz) qu’on se demande encore s’il s’agit bien là du cheval qui a gagné, l’hiver dernier, la finale du GNT et le “Cornulier”. Triste spectacle.

Malgré leurs belles prestations, ceux qui ont donné de grands espoirs dans ce Prix de Bretagne n’ont toutefois pas fait oublier les absents de grande classe que sont READY CASH et TEXAS CHARM, que l’on reverra en d’autres occasions. La suite au prochain numéro.

 DECEMBRE 2012                                  

GÉNÉRATION EXCEPTIONNELLE

01 décembre 2012

GÉNÉRATION EXCEPTIONNELLE :

LES “T” TROTTEURS À GRANDE VITESSE

Le haut niveau s’annonce une nouvelle passionnant cet hiver, et ce, dans les deux spécialités. Il y a bien sûr les chevaux “d’âge”, qui sont là et bien là, avec en tête le crack READY CASH. Mais il y a aussi de grandes promesses chez de plus jeunes trotteurs, notamment avec les “T”, une génération qui sort de l’ordinaire. C’est celle de TIMOKO, qui n’ a pas résisté aux courses dures, mais qui est encore volontaire (il a du mérite) ; c’est celle de THE BEST MADRIK dont la carrière est en revanche menée de main de maître car il était nerveux et a, comme l’on dit, “tourné du bon côté”. Troisième du Prix d’Amérique en janvier, il sera encore là cet hiver dans les grandes joutes. Il sera au départ cet après-midi, d’un Groupe II dans lequel il rend vingt-cinq mètres, tout comme TEXAS CHARM, une autre future vedette du trot. Déjà qualifié de champion en quelques exploits authentiques, il a encore une marge de progression ; c’est extrêmement prometteur. Avec TIEGO D’ÉTANG (photo), ces deux “T”GV sont mes deux gros coups de coeur cette année. Et tous deux dans les deux spécialités, ce qui n’est pas banal. TIEGO D’ETANG a remporté un succès impressionnant jeudi au monté, quant à TEXAS CHARM, il va progresser au fil des sorties. Tous deux impressionnants dans bien des domaines (allures, influx, classe, tenue, polyvalence), ils vont être un spectacle et un régal à chacune de leur tentative, et notamment en janvier (Prix de Cornulier/Prix d’Amérique). C’est terriblement excitant.

 

LA PLAISANTERIE QUI FAIT RIRE JAUNE...

01 décembre 2012

LA PLAISANTERIE QUI FAIT RIRE JAUNE...

Depuis plus de vingt ans, j’ai entendu des “drôles” de phrases dans le milieu des courses. Certaines se voulant être de l’humour. Hélas, cela ressemble parfois davantage à de la stupidité ou, pire encore, à l’expression du mépris des turfistes (qui nourrissent tout le monde, faut-il le rappeler sans cesse). L’un d’eux (un turfiste) m’a fait part via internet d’une plaisanterie qui ne l’a pas vraiment fait rire, suite au brillant succès d’URELLA, mercredi à Vincennes.

“Déjà, j’en profite pour dire que je me suis aperçu depuis quelques saisons que les entraîneurs ou entourages n’hésitent plus à dire qu’ils sont au départ d’une course en violation avec le code, déclarant qu’ils préparent un autre objectif. On l’a notamment vu fréquemment dans les étapes du GNT. Je trouve cela choquant, même si certains le font sans arrière-pensée affairiste, voulant simplement profiter de meilleures conditions pour leur cheval. Le problème, c’est que le phénomène semble s’être généralisé avec la multiplication des courses et qu’il y a maintenant des “tours” dans presque toutes les courses. D’autre part, si la vision optimiste consiste à faire valoir que le professionnel donne l’info, encore faut-il que nous, turfistes, en ayons connaissance. On ne peut acheter tous les journaux et évidemment pas être à l’écoute d’Equidia 24/24 pour entendre, parfois à moins de dix minutes du départ, que ce n’est pas un objectif pour le cheval, qu’il sera à revoir un peu plus tard, pour un meilleur engagement. C’est pour le moins énervant quand vous avez déjà validé vos tickets. C’est une première chose. Mais je voudrais aussi signaler ce que ressent un parieur suite à certains propos, comme ceux relatés par votre confrère Paris-Turf, jeudi matin. Benoît Robin (driver d’URELLA) regagne les box Bazire et déclare : “J’avais dit à des copains que j’allais gagner aujourd’hui et que Jean-Michel allait me ramener sur un plateau. C’était évidemment une plaisanterie !”. La question est de savoir si l'on peut plaisanter avec ce genre de sujet, qui entraîne inévitablement des réactions. Mettez vous à la place du turfiste qui, comme moi, a pris en base UNE DE BERTRANGE (J.M.B), grande favorite de la course à moins de 2/1, et qui effectivement emmène dans son sillage sa compagne d’entraînement URELLA (21/1 à l’ouverture, 15/1 en final...), semblant lui ouvrir la route comme sur un plateau. À l’arrivée, URELLA gagne facilement et la favorite cède, ne terminant pas classée. Moi qui avais pris la favorite en base, et l’avais jouée en simple gagnant, autant vous dire que la pilule est dure à avaler. De plus, comme il n’y y avait pas écurie, suite aux nouvelles règles stupides du jeu simple, j’ai donc tout perdu. Dans un tel contexte, autant vous dire que la plaisanterie en question m’a plutôt fait rire jaune, puis réfléchir... Et si, finalement, on m’avait pris une fois de plus pour un imbécile ?”

No comment ! Si ce n’est pour affirmer une nouvelle fois que dirigeants et parfois professionnels oublient un peu trop vite la considération et le respect qu’ils doivent aux parieurs...

READY CASH

Le 8 decembre 2012

READY CASH (ci-contre)  impressionne encore ! En effectuant une rentrée victorieuse, dans le prix du Bourbonnais, épreuve qu'il avait déjà remporté l'an passé. De plus en plus calme, il n'a donné aucun souci à son driver Franck Nivard et a suivi QWERTY (finalement bon 3è) pour dominer la situation facilement, devant ROYAL DREAM, peu heureux au moment décisif mais qui, en dépit d'une belle fin de course, n'a pu inquiéter le champion lauréat qui confirme qu'il sera logiquement encore un sérieux prétendant au Prix d'Amérique fin janvier.

JOYEUX NOËL...

22 décembre 2012

Cela va donc si mal ? En lien avec les colonnes précédentes, on constate que la panique envahit nos dirigeants. Nouvel exemple à Noël où nombre de galopeurs, tout du moins les personnels d’écurie, vont être contraints de demeurer à Deauville. Le 24 décembre, fin des courses vers 16h30/17 heures pour une autre réunion le 25 dès midi...

Les trotteurs, eux, se sont vu imposer pour la première fois, une... semi-nocturne le 24 décembre, à partir de 16H30. Histoire de bien fêter le réveillon en famille sans doute ? Toutefois, là encore, ce sont les petits (personnels et entraîneurs) qui vont essentiellement trinquer (jeu de mot...). Décidément, les dirigeants n’ont plus peur de rien et sont prêts à tout pour “maintenir ou sauver la recette”. Mais nous sommes là encore dans le court terme, dans le manque de vision de l’avenir. Car outre imposer aux professionnels des conditions indécentes (qu’est devenue la trêve des confiseurs pour les dirigeants des courses ?), cette escalade a pour effet de voir le turfiste se désintéresser peu à peu de ces propositions devenant choquantes. Comme me disait l’un d’entre eux cette semaine :”Ils ont proposé, samedi dernier, sept réunions PMU et 47 courses ! Même la chaîne qui leur appartient, Equidia, ne peut plus suivre et passe des courses classiques en Angleterre en différé... Maintenant, c’est courses au réveillon ! Ils nous prennent pour des malades du jeu ! En fait, ils ne font que nous dégoûter, nous les amateurs de courses. Quant aux professionnels je me demande jusqu’où ils se laisseront mener par le bout du nez. Avec la carotte des enjeux et donc des allocations, on leur fait avaler des pilules de plus en plus grosses. Auront-ils un jour le courage et la clairvoyance de dire stop ?”

Si des professionnels veulent répondre ou s’exprimer sur le sujet, ces colonnes leur sont grandes ouvertes...

TRIODE DE FELLIERE A TOUT .

15 décembre 2012

TRIODE DE FELLIERE A TOUT D’UNE GRANDE...

Nous l’évoquions il y a quelques semaines au sujet des TEXAS CHARM (qui sera au départ du Prix de Bourgogne  le 30 décembre, puis du “Ténor de Baune”, à quinze jours du Prix d’Amérique), TIEGO D’ETANG, THE BEST MADRIK, TIMOKO etc..., la génération des “T” qui va entrer dans sa sixième année est exceptionnelle. Pour preuve encore TRIODE DE FELIERE dans le quinté du jour. Pourtant, on le sait, dans les confrontations inter-générations, les plus jeunes sont souvent très avantagés, donc ce samedi les 4 ans par rapport aux 5 ans. Mais avec les “T”, la donne change. Avec eux, ce qui est vrai la plupart du temps ne l’est plus. Les 4ans (U) auront donc fort à faire ce samedi, même s’il s’agit de trotteurs de classe. En effet, les NONANT LE PIN, TITAN D’OCCAGNES, TURBO JET (s'il se retrouve) sont des drôles... Et notamment donc la favorite TRIODE FELIERE, une magnifique jument, très expressive, dotée d’une vitesse de base exceptionnelle (fille de Derby du Gite) et d’un tempérament de feu. C’est d’ailleurs ce point qui la handicape parfois, raison pour laquelle elle n’a pas encore les gains en rapport avec sa qualité. Aujourd’hui, l’autostart devrait l’aider à partir (elle stresse particulièrement en voltant) et elle constitue une favorite on ne peut plus logique. Niveau classe pure, elle fait, à mon sens, partie des meilleurs trotteurs français et elle a donc tout l’avenir devant elle, surtout si elle se calme un peu.

 JANVIER 2013                                      

QUINTÉ : rapports incohérents et inquietudes

12 janvier 2013

QUINTÉ : LES INQUIÉTUDES APRÈS LES RAPPORTS INCOHÉRENTS DU 4 JANVIER À DEAUVILLE

Le quinté du vendredi 4 à Deauville a donné lieu à des rapports étonnants, mais pourtant, ni la presse spécialisée (décidément complètement endormie) ni le PMU n’ont communiqué sur ce qui révèle pourtant un laxisme inquiétant et la confirmation que nos enjeux colossaux sont entre les mains d’amateurs... Résumons.

L'arrivée est composée de ROYAL MÉNANTIE, KORGON, VARADERO, STREET LAIR et KFAR VIKING. Les cotes sont élevées pour trtois d’entre-eux : 35 ; 7 ; 7 ; 52 ; 35. Imaginez la joie des heureux détenteur du quinté... Espoir vite déçu. On apprend que le quinté ordre rapporte (pour 1 euro)  3.819€ et le désordre 46€. Alors que le quarté rapporte lui 6.676€ et 427€... Ceux qui ont donc ajouté un outsider à 35/1 touchent donc beaucoup moins ! Cherchez l’erreur. On constate alors que le nombre de mises gagnantes au quinté est hallucinant : 55 dans l’ordre et 7473 désordre. C'est ÉNORME.

Le PMU, prévenu par nos soins de cette incohérence une heure après la course, nous fait savoir vers 17 heures (plus de trois heures après l’arrivée) que ce déséquilibre est dû aux places à la corde : 5,4,3,2,1 pour les cinq premiers. Soit.

Toutefois, ayant consulté les rapports de jeux semblables sur les quatre autres sites légaux (dont GényBet,  qui appartient au PMU : 974€), on constate que les rapports variaient de 895€ à 1305€. Cela voudrait donc dire que seuls les clients PMU  ont joué les places à la corde ! Certains diront que c'est en raison du coté "pro" des joueurs internet, qui s’en remette moins à cette notion. Pour une partie peut-être, mais de là à arriver à 7.500 mises au lieu de quelques dizaines...

Trois questions semblent se poser :

- Quelle est la répartition de ces mises, au PMU, entre Internet et le réseau en dur ?

- Quel aurait été le rapport sans la règle d’équilibre qui fait que rapport quinté désordre et bonus4 fut identique, du jamais vu avec un outsider cinquième.

- Quelle est la proportion de "spots" dans ces gagnants?

Je rappelle également que le parcours était celui des 2.400 mètres sur PSF et que la plupart des médias, y compris ceux du PMU (Equidia et Gény) ont dit fort logiquement que sur ce tracé, les places à la corde n’avaient guère d’importance.

Mais le plus choquant, dans cette histoire, et c’est là que les ministères de tutelle et la police des jeux doivent fournir des explications : Si ce nombre surréaliste de mises gagnantes avait été dû à une “affaire”, une course “arrangée”, une arnaque, et bien les systèmes de surveillance auraient été tout autant inexistant. La mise en paiement a en effet été immédiate après la publication des rapports, comme s’ils avaient été normaux. Ce qui veut donc dire que si une escroquerie se met en place, qu’aune course est truquée (ce qui est particulièrement à craindre dans les épreuves de faible niveau à l’étranger dont on abreuve les parieurs), il n’y a aucune courroie de sécurité qui fonctionne.

Un amateurisme qui ne peut durer sans risque de s’exposer à de graves malversations...

OURASI LE "LION" EST MORT CE SOIR

12 JANVIER 2013. Une page des courses, LA page des courses au trot vient de définitivement se tourner. Le légendaire OURASI, quadruple vainqueur du Prix d'Amérique, est mort alors qu'il allait avoir 33 ans au printemps. Il coulait une retraite paisible depuis de longues années, après une carrière inégalée l'ayant rendu populaire dans le monde entier, aussi bien des amateurs de courses que du grand public.

"C'est un sale jour. Nous avons dû nous résoudre à mettre fin à ses jours et le vétérinaire est venu le soulager à 11H00. Il a été enterré aussitôt ici, au Haras de Gruchy, où son empreinte restera à jamais", nous a confié Pierre Lamy, le directeur de ce haras situé près de Bayeux dans le Calvados. "Le cheval était là depuis les années 90. Trotteur au fort caractère, il a remporté 58 victoires dont tous les grands prix (parfois plusieurs fois) réservés aux trotteurs dans le monde.

Après une petite alerte il y a quelques mois, l'état du santé de l'alezan brûlé, qui était jusque-là resté dans une forme étonnante, avait commencé à fortement se dégrader il y a trois semaines, a précisé M. Lamy.

"Il ne mangeait plus depuis quatre jours, ne se couchait plus car il craignait de ne pas pouvoir se relever. C'était la grande, grande vieillesse. Cela faisait plusieurs jours qu'on reculait, devant une décision qui n'a pas été facile à prendre mais il souffrait et c'était la fin. On a été obligés de l'aider. C'est très, très dur", a ajouté M. Lamy. OURASI a passé sa dernière nuit "en compagnie de sa nounou", Annie Jumel, qui s'occupait bénévolement de lui depuis une douzaine d'années. "Deux ou trois proches" ont également assisté à la mise en terre, a précisé le directeur du haras. Il ne fêtera pas son prochain anniversaire, le 7 avril mais ceux qui l'ont adulé, aimé, auront une pensée pour lui. Selon M. Lamy, le plus grand trotteur de tous les temps "est probablement mort de complications intestinales car le coeur était sûrement encore bon. Il a toujours été exceptionnel, d'une résistance incroyable. Il a eu une vie très, très heureuse. ", a souligné M. Lamy.

Cheval à la forte personnalité, malin, autoritaire, le trotteur, qui n'a jamais accepté d'être monté, a toujours su ménager ses efforts, se préservant à l'entraînement pour ne donner sa pleine puissance qu'en course. D'où son surnom de "roi fainéant" et, peut-être, le secret de sa longévité.

Seul accroc dans sa carrière : en 1989, au faîte de sa gloire et archi-favori, il finit 3e du Prix d'Amérique devant le président François Mitterrand venu spécialement pour l'admirer. Mais c'est pour mieux gagner l'année suivante et devenir, juste avant de prendre sa retraite, à l'âge de 10 ans, le seul cheval à décrocher quatre fois cette prestigieuse compétition.

Ourasi a aussi réservé un pied-de-nez à ceux qui misaient sur ses gènes. Etalon "fougueux" mais peu prolifique, il n'a engendré que 38 descendants... Au haras de Gruchy, pour ses vieux jours, il partageait paisiblement son paddock de 1,5 hectare avec deux vaches comme dames de compagnie, appréciant les carottes que lui apportaient ses admirateurs.

Ourasi a longtemps conservé très belle allure : à 30 ans, seuls son dos un peu creusé, sa barbichette un peu blanchie et des creux au-dessus des yeux trahissaient son âge.

 

Dans les années 80, j'étais jeune journaliste, et j'ai eu la chance de côtoyer Jean-René Gougeon à l'époque où il dominait le trot français (depuis quelques années) et où il entraînait les "O" nés en 1980. Il y a avait le majestueux OLYMPIO DE CORSEUL, mais aussi le phénoménal OURASI, le plus grand trotteur de tous ceux que j'ai eu le plaisir de voir évoluer, un avis partagé par mon ami Jacques Pauc, la référence de notre métier qui en a vu encore bien davantage que moi. Voici deux photos d'archives exclusives, prises l'une, en fin de carrière alors que Jean-René avait eu son accident cardiaque et qu'OURASI effectue un de ses derniers exercices (avec Michel Gougeon) en vue de son dernier et quatrième succès dans le prix d'Amérique.

Les deux autres clichés furent pris au pré, quelques années plus tard, alors que le "pépère" coulait des jours heureux avec Pierre Lamy, le bien nommé pour le cheval. Un homme qui s'est occupé de lui au mieux et sans qui OURASI, qui avait tendance à déprimer, n'aurait peu-être pas survécu après avoir connu une grande période de déprime à la fin de sa carrière de course. OURASI nous a donc quitté mais il restera gravé dans les mémoires de ceux qui ont eu la chance de la voir courir. J'ai eu cette chance, merci champion.

Le roi OURASI

Le roi OURASI lors d'un entraînement. Quelle puissance !

J'ai eu la chance de voir, de rentrer même parfois dans l'intimité de ce trotteur de légende. Le voici, ci dessous à l'entraînement, huit jours avant son quatrième Prix d'Amérique... 

OURASI, le plus impressionnant, le plus doué de ceux que j'ai vu depuis la fin des années 70, quand j'ai commencé à usé mes jeans sur les travées des hippodromes, et notamment de Vincennes. 

Une photo qui montre qu'à 10 ans; OURASI était encore un monstre de puissance, avec un "compas" dans les allure, une envergure d'exception qui faisait de lui un trotteur quasiment invincible.

Il suffit de s'imprégner de cette image quelques secondes pour réaliser qu'il n'était pas fait comme les autres, qu'il avait un truc en plus. Un peu comme Teddy Riner en judo actuellement. C'est inexplicable, et c'est ce qui fait la beauté du sport, qu'il soit hippique ou autre...

Sur la photo ci-dessus, je suis en compagnie d'Ourasi et de Monsieur Lamy.  Un souvenir de plus avec ce trotteur d'exception...

ET LES OEILLÈRES DES TROTTEURS ?

19 janvier 2013

Au trot, le port des oeillères peut également être un problème. Si leur déclaration est obligatoire au galop, elle ne l’est pas chez les trotteurs, sous prétexte qu’existent des oeillères coulissantes, rabattables, que l’on peut mettre ou retirer durant la course... On comprend le problème et la réticence des professionnels qui perdraient ainsi un atout. Mais n’est-ce pas le prix à payer pour une totale transparence et donc une remise en confiance (effritée) des parieurs ? Exemple jeudi avec l’arrivée de la 5è course. Le favori, VICTORIOUS, venait de remarquablement se comporter en battant nettement VANDERLOV. Il est vrai que ce dernier était cette fois déferré (mais il l’avait déjà été) et qu’il effectuait une rentrée précédemment. De là à progresser de trente mètres par rapport au favori..!

Dès lors, ce qui a peut-être fait pencher la balance en faveur de VANDERLOV ce sont peut-être les oeillères qu’il n’avait pas précédemment. Mais de cela, les turfistes n’ont pas été informés... 

SINGALO remporte le "Cornulier"

SINGALO remporte le "Cornulier" devant trois de nos quatre bases

Le "Cornulier" 2013 a vu SINGALO se réhabiliter pleinement. Avec son nouveau jockey (David thomain, l'une des vedettes de la spécialité désormais), il s'est montré sage et souple. Dès lors, il a pu résister au rush final de QUARRY BAY, qui a tracé un parcours remarquable, admirablement montée elle aussi par sa jeune partenaire, Camille Levesque, qui a monté une course parfaite. Montrant que cette jument imposante était bel et bien du niveau des meilleurs, quelles que soient les conditions de poids. Pierre Levesque, son remarquable entraîneur a bien joué le coup en retirant ainsi une partie de la pression à sa fille.

Belle course également du duo SCOLIE DE BASSIERE-Anthony Barrier (la grande révélation attelé et monté de l'année 2012, il ne fait que très peu d'erreur, gage de qualité). Le favori TIEGO D'ETANG a terminé 4è après avoir longtemps été "largué", loin des animateurs, complètement pris de vitesse. Son entraîneur évoque la longue attente (en raison d'un souci technique) et le départ retardé mais il oublie un peu vite que le cheval avait aussi été largué comme un diesel face à des formules1 dans le Prix de Normandie qu'il avait remporté en septembre. C'est un défaut qui se répète donc pour ce trotteur de très grande classe, qui a de toute évidence, s'il limite les dégâts dans le premier kilomètre, les moyens de gagner au plus haut niveau, attelé ou monté. Quatre champions donc au quatre premières places. Du beau sport. TANGO QUICK, meilleur en attendant, termine cinquième comme l'an passé (très bien). Deux déceptions avec SAVE THE QUICK, qui a coincé pour finir. Peut-être un manque de compétition dans ces conditions difficiles (course  sélective dans des conditions météo déplorables) et QUIF DE VILLENEUVE, qui n'a plus le même "punch" que l'an dernier où il nous avait étonné.

Pas de déception, en ce qui me concerne, pour TAIGA DU RIB, qui a confirmé qu'elle n'a pas la pointure des meilleurs sur longue distance dans des conditions et une allure sélective, ce qui n'a aucun rapport avec la manière dont se dispute certaines courses avec peu de partants dont le rythme permet parfois aux chevaux de laisser croire qu'ils ont de la tenue...

À QUOI SERVENT LES COMMISSAIRES DE GALOP? 

19 janvier 2013

À QUOI SERVENT LES COMMISSAIRES ?  ÉTAIENT-ILS À CAGNES-SUR-MER- MERCREDI ?

Le port des oeillères a parfois suscité des interrogations sur des résultats mais deux cas qui viennent de se produire cette semaine, ont retenu toute notre attention. L’un d’eux, mercredi à Cagnes-sur-mer, dans un “réclamer” en plat, est l’illustration même que la régularité des courses n’est pas assurée, quelle que soit la spécialité. Les faits...

Dans la 4è course, le Prix de Garavan, un concurrent italien, CAVENACO, qui a couru des catégories bien plus relevées, termine à 3,70e, favori, mais ne quitte pas les derniers rangs, si ce n’est dans les deux cents derniers mètres pour doubler trois adversaires et terminer 8è sur 11 ! Visiblement pas en état de défendre ses chances. À cela, on n’est presque habitué... Mais le fait que le lauréat, TOUCH OF LUCK soit aussi italien et gagne de bout en bout, à 7/1 alors que techniquement sa chance ne sautait pas aux yeux est une première interrogation. Mais là encore, on pourra nous dire que chaque cheval à son aptitude. Soit... Là où le bât blesse, c’est que le vainqueur a eu un comportement très offensif et pour cause, il avait un bonnet fermé par des quarts d’oeillères incluses. Un bonnet qu’on lui a retiré pour entrer aux balances et satisfaire aux obligations du lauréat... Le problème, c’est que le cheval ne devait pas en porter... Pas d’oeillères sur le programme officiel (et par conséquent pas dans les journaux spécialisés) alors que la déclaration, au galop, est obligatoire ! La première question qui se pose est de savoir où sont les “observateurs des courses” de France-Galop, sorte de comité de surveillance complémentaire des commissaires et d’une totale inefficacité depuis sa création il y a quelques années ?

Les commissaires... Parlons-en. Eux sont présents à chaque réunion, à chaque course. Où étaient-ils donc ce mercredi pour ne pas voir vu que ce cheval a gagné avec des oeillères alors qu’elles n’étaient pas déclarées ? N’est-ce pas là la preuve qu’un corps amateur (et non bénévoles comme on le lit souvent, la différence étant l’indemnisation reçue et digne de professionnels...) ne peut garantir la régularité des courses ?

Autre questionnement : où était la police des jeux ? Avec son effectif réduit qui ne peut, de toute évidence, tout surveiller...

Cet exemple est particulièrement marquant du laxisme ambiant et décuplé depuis la multiplication des réunions “premium”. Non seulement on ne peut savoir ce qui se passe réellement dans certains pays, mais l’exemple de mercredi, à Cagnes, montre que toutes les garanties ne sont pas non plus réunies en France. Car un système qui permet à un entourage de courir un cheval avec des oeillères sans sans que le public soit informé est révélateur du mépris envers les turfistes. Un système qui permet à un favori de musarder en queue de peloton sans aucune explication, idem.... Un système qui ne s’aperçoit pas de ce qui s’est passé, pas même à posteriori (performance victorieuse validée sans oeillères sur le site de France-Galop) est inquiétant. Notre reporter sur place a aussi pu observer que le cheval n’avait pas occupé son box. Voulant interroger l’entourage pour connaître leurs explications, moins d’une heure après la course (qui était rappelons-le un "réclamer", le cheval était donc susceptible d’être vendu), le cheval (tout comme l’entourage) n’était déjà plus sur l’hippodrome. Le box était propre laissant penser que le cheval ne l’avait pas occupé. Finalement un simple aller-retour express de l’Italie. Aller-retour payant.

Conclusion : un système permettant de telles zones d’ombres, qui plus est inexpliquées en raison de l’absence de réaction des commissaires, ne doit pas perdurer. À moins que l’on veuille tout laisser aller et oublier les vrais turfistes, ceux qui raisonnent. Et les laisser continuer à se décourager et à quitter le navire, ce qu’ils ont déjà fait en partie...

 

 COMMISSAIRES “LARGUÉS” AU TROT ÉGALEMENT...

19 janvier 2013

LES COMMISSAIRES “LARGUÉS” ÉGALEMENT AU TROT...

Les trotteurs ne sont évidemment pas à l’abri de grosses “bourdes”, on le sait. Leur statut, eux aussi de faux bénévolat mais de réel amateurisme, montre également que le système tout entier doit changer et que la professionnalisation des commissaires, avec leur mise réelle sous tutelle et responsabilité du ministère de l’Intérieur est un impératif pour un avenir des courses sain, vertueux et fiable, ce qui est loin d’être le cas. Même quand les commissaires font parfois des efforts, comme jeudi à Vincennes, cela finit par se retourner contre eux. Des efforts, ils ont dû en faire, par rapports aux années précédentes, pour sanctionner le comportement de Jean-Michel Bazire lors de son succès jeudi avec ARTISTE CHARENTAIS. Pourtant, cela ne souffrait aucune discussion car le lauréat avait délibérément repris son partenaire dans la phase finale, jouant même un peu de le tête et du casque, pour qu’ABSOLUTELY FASHION (Franck Anne) ne puisse s’exprimer jusqu’au bout et perde ainsi le bénéfice de la deuxième place... au profit du compagnon de couleurs et d’écurie du vainqueur, ASHINGA DU WALLON (même entraînement de Jean-Michel Beaudouin). La sanction fut pourtant prise, bravo à eux. En revanche, leur “interprétation” du résultat pose problème puisqu’ils ont rétrogradé le lauréat à la troisième place, mais pas son compagnon d’écurie qui avait bénéficié de son comportement en se classant deuxième. Finalement, ASHINGA DU WALLON héritera du succès, et c’est donc la même écurie qui gardera la victoire, en terme de gains pour l’entraîneur-propriétaire, et en terme de rapport gagnant au PMU (le bénéficiaire et le coupable faisant écurie).

Une situation finale qui n’est pas acceptable car choquante... et d’ailleurs contraire aux règles de l’autre société, celle du galop, puisque dans un tel cas de figure, les deux compagnons d’écurie auraient été sanctionnés. La règle n’est donc pas la même ? Voilà donc encore un grave dysfonctionnement qui ne pourra être évité qu’avec la fin d’un système qui rend les turfistes dépendants de décisions aléatoires, fluctuantes et sans aucune harmonisation entre les spécialités. Elles sont donc injustes, et tout simplement insupportables pour les parieurs.

PRIX D'AMERIQUE 2013 : ROYAL DREAM ajuste READY CASH 

 

  

ROYAL DREAM AJUSTE READY CASH DANS UN PRIX D'AMÉRIQUE COMPLÈTEMENT FOU !

Le prix d'Amérique a donc rendu son verdict dimanche. Une course toujours particulière, de par le stress et l'ambiance euphorique. Mais là, ce fut plus tendu que jamais dans la descente, où les animateurs n'ont jamais repris, notamment Lufti Kolghini (un habitué des folles courses en avant) qui au sulky de RAJA MIRCHI, voulait absolument prendre tête et corde, comme il l'avait fait pour se qualifier précédemment. Sauf que le driver avait simplement "oublié" qu'il était ici face aux meilleurs chevaux d'âge, et que l'on ne peut impunément rallier la plaine sur le pied de 1'10" et fractions sans payer la note en montant. C'est la raison pou laquelle le pilote suédois (Khilstrom) de MAHARAJAH n'a pas voulu rester dans son dos, sachant qu'au moment ou RAJA MIRCHI faiblirait, il pourrait l'entraîner dans sa perte. Malheureusement, en choisissant l'option la moins mauvaise (ressortir du dos de son rival) le pilote de MAHARAJAH a puisé dans les réserves de son cheval, lequel n'avait pas eu de "vraie" course" depuis un an, ce qui lui fut également préjudiciable.

Résultat des courses, seuls deux chevaux se sont retrouvés avec une capacité d'accélérer en haut de la montée, READY CASH (F.Nivard a le premier lancé les hostilités) et ROYAL DREAM avec qui Jean-Philippe Dubois a préféré alors temporiser pensant qu'à cette allure, c'est le moins fatigué qui pourrait aller jusqu'au poteau, il avait raison. Néanmoins, si ROYAL DREAM a pu devancer READY CASH, c'est peut-être aussi en raison du déferrage (des 4) alors que son rival ne peut l'être sans risque de se perdre dans ses allures. C'est aussi là que la course s'est jouée, ROYAL DREAM ayant pu être allégé sans aller à la rupture, ce qui ne fut pas le cas pour le crack de Franck Nivard. Quoiqu'il en soit, c'est donc un détail qui a fait la différence entre ces deux champions qui se retrouveront dans le prix de France. 

Derrière ce fut une partie d'auto tamponneuses en raison de drivers sans foi ni loi qui ne respectent plus véritablement les règles, en raison de commissaires qui sont toujours aussi incohérents et inefficaces. Voire injustes... En effet, ils n'ont pas trouvé mieux que de sanctionner Jean-Philippe Dubois (qu'ils ont visiblement dans le collimateur) et Bjorn Goop alors que d'autres ont eu des comportements bien plus coupables.

Pour l'avenir, notez que la principale victime fut UN MEC D'HÉRIPRÉ, remarquable face à ses aînés. Autre belle note, notre outsider TIEGO D'ETANG, qui a rendu le champ de courses après un départ raté (un de plus pour Christian Bigeon)...

COURSE TRUQUEE EN BELGIQUE !

Février 2013

 

Une affaire devrait faire grand bruit dans les jours et semaines à venir. A moins qu'une fois de plus, les autorités françaises ne réagissent pas...

Mais comment pourraient-elles ne pas réagir face à une fraude avérée sur une course avec support des enjeux PMU français sur l'hippodrome de Mons, dans la "der" du programme le 21 janvier ? Les faits : la cavalière (aussi propriétaire et entraîneur) de EASTERN WARRIOR va mieux que tout le monde dans le dernier tournant mais ne demande pas à son cheval d'accélérer.

Pire, de la mi-ligne droite au poteau, elle tire dessus pour l'empêcher de dépasser les deux concurrents qui précèdent et sont à l'agonie. EASTERN WARRIOR termine troisième.

Les commissaires belges demandent  à la cavalière de s'expliquer : elle évoque un problème d'étrier. C'est évidemment bidon..

Les autorités belges viennent de publier leur sanction. Cinq ans de suspension pour Sascha Stappaerts, propriétaire, entraîneur et jockey. Idem pour le cheval ; la carrière de ce dernier est donc terminée... alors qu'il n'y est pour rien.

 

Grosse affaire dans une petite course. Certains rapports, au PMU en France et chez son équivalent belge montrent qu'il y a eu des paris suspects, en jeu simple d'un côté, en couplé de l'autre... Sur les deux premiers. Tout les ingrédients sont réunis pour une vaste enquête... Pourtant, aucune réaction des autorités de jeu ; RAS du côté du PMU. RAS du côté de France-galop qui co-organise les courses en Belgique. Ras du côté de l'ARJEL (autorité des jeux en ligne).

Des parieurs, dont des français, ont pourtant été lésés ; il y a eu de toute évidence affaire de jeux et personne, à notre connaissance, ne demande à la police d'enquêter pour connaître les détails de l'affaire. 

En gros à qui profite le crime ?

Afin de répondre également à quelques autres questions...

Pourquoi a-t-on empêché EASTERN WARRIOR de gagner ?

L'intention vient-elle de sa cavalière ou a-t-elle été menacée ?

Cela n'intéresserait-il personne ???

VOICI CI DESSOUS LES RAPPORTS SUSPECTS QUI AURAIENT DÛ SUSCITER UNE DEMANDE D'ENQUÊTE DES AUTORITÉS HIPPIQUES (PMU) À LA POLICE POUR SAVOIR QUI SONT LES PARIEURS BIEN INFORMÉS QUI ONT PROVOQUÉ DES ÉCARTS DE RAPPORTS ÉTONNANTS ENTRE LA FRANCE ET LA BELGIQUE !!!

 

Le lauréat RIO BRAVO était la plus mauvaise chance technique des six concurrents ayant pris le départ.

Le jeu simple gagnant en France fut normal : 22/1

En revanche, en belgique (PMU belge), il n'a rapporté que 5/1.

 

QUI A JOUÉ le gagnant

EN BELGIQUE ?

 

Les rapports couplés sont également curieux et disproportionnés en France et en Belgique, cette fois à l'inverse.

Le couplé gagnant rapporte autour de 40/1 en Belgique, alors qu'il ne rapporte que 15/1 environ en France. 

Là encore, délit d'initiés mais cette fois en France ?

D'autant que sur le site du PMU, on observe qu'en rapport probable ce couplé gagnant faisait afficher moins de 4/1 vers 16 h... Les "initiés" avaient joué de bonne heure.

CIBLER CORRECTEMENT LES JEUX

Le 28 février

Vu le nombre de courses, beaucoup trop élevé désormais avec des compétitions étrangères où l'on vous demande de jouer à l'aveugle, sans performances, sans références visuelles régulières, il est important de savoir chosir ses courses, celles qui méritent un investissement. C'est ce que nous faisons sur notre audiotel avec dans l'ensemble de bons résultats. On ne peut bien évidemment pas prétendre jouer "à coup sûr". Ce sont, ne l'oublions pas, avant tout des compétitions sportives (avec des êtres vivants qui peuvent avoir des jours sans) se disputant en peloton avec leur dose d'aléas (problèmes de circulation...) inévitables. Mais lorsque la logique est totalement respectée, les résultats permettent de faire la différence. Comme jeudi à Vincennes dans le semi-classique Px Vindex, remporté par le bon VOLTIGEUR DE MYRT qui a mis a profit sa "préparation" bordelaise (il fallait l'avoir vu) pour gagner à belle cote devant les deux favoris et un outsider à 30/1, VAGABONDU MAG, remarqué lui aussi récemment, mais à Vincennes. 

Les quatre premiers étaient nos quatre bases, avec à la clé un beau trio,

et surtout un Multi 4 qui a rapporté près de 400 euros pour 3 euros...