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Points de vue sur le monde des courses hippiques : 

un regard sans concession

Passionnée, l'équipe de journalistes vous propose de tout savoir sur l'organisation, les compétiteurs hommes et chevaux mais aussi sur les abus, les privilèges... Par le biais d'articles de fond sur des faits récents, ou de dossiers sur les grands sujets qui font débat, un seul objectif : que les turfistes passionnés puissent tout savoir et ainsi avoir un jugement s'appuyant sur... la vérité.

Le maître mot, trop souvent oublié par la presse.

 Articles rédigés par Patrick LANABÈRE

 (copies sous réserve d'autorisation)

N° Audiotel > 08.99.700.720

(0,80 € la minute)

Une décentralisation sans queue ni tête !

12 novembre 2014

ON MARCHE SUR LA TÊTE. Cela fait quelques saisons maintenant de cela, il a été décidé, côté galopeurs notamment, jusqu’alors très concentré sur “Paris”, de décentraliser afin, disait-on, d’offrir aux provinciaux la possibilité d’organiser des courses de bon niveau, et par conséquent aux spectateurs de voir des chevaux d’un niveau supérieur à la moyenne. Force est de constater qu’il s’agit là d’un échec total. Même si quelques exceptions ont eu lieu, cette politique, menée sans discernement (comme d’habitude serait-on tenté de penser), a mené à des situations ubuesques... Et le pire, c’est qu’aucun dirigeant n’a eu le courage ou la clairvoyance, soit d’y mettre fin, au minimum d’en corriger les effets secondaires. Comme par exemple le simple constat du nombre de partants... Cette année 2014 aura été une catastrophe en terme de quantité... 

La plupart des hippodromes du Sud-Ouest, grands bénéficiaires de cette décentralisation -certains y voient l’influence des grands entraîneurs Jean-Claude Rouget et François Rohaut, très proches du pouvoir de France Galop, notamment du Président Bertrand Bélinguier- n’ont pu fournir des lots alliant qualité et quantité. Souvent même, l'impossibilité d’y organiser des Multis ou des paris de combinaisons (le nerf de la guerre en terme d’enjeux) a été constatée avec des moyennes inférieures à dix partants par réunion ! Et quand, par miracle, la quantité est là, la qualité est totalement absente. Regardez ce jour férié, mardi 11 novembre avec Toulouse en R1... Neuf courses dont  cinq égales ou inférieures à dix candidatures. L’une des plus fournies est une épreuve d’Anglo Arabes inconnus du grand public ! Les deux autres, les deux handicaps, sont assez modestes également avec en guise de Multi (le seul hors Quinté !) un petit handicap de valeur 32 pour le haut du tableau  (23 dans le bas...). Et la course principale ? Le Groupe III Prix Fille de l’Air réunit huit femelles dont une seule reste sur une victoire. Un tableau déjà sombre. Et comme si cela ne suffisait pas, on débute cette réunion à 11h45... Alors qu’on sait maintenant de manière avérée que ce genre d’horaire a pour effet de courir devant des tribunes vides. Que reste-t-il donc de l’argument de présenter aux provinciaux des chevaux de qualité ? Rien. Ni le programme ni l’horaire ne s’y prêtent... Et pour couronner le tout, en ce jour férié, il n’y a donc aucune course en région parisienne cet après-midi, avec trois réunions PMU à Toulouse, Strasbourg et Lyon. Le but de la décentralisation n’est donc pas atteint, c’est une évidence. Les conséquences sont même catastrophiques... Là encore, quel gâchis !    

Pourquoi il ne faut pas jouer sur les modeste réunions étrangères… Frilosité ou incapacité ?