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Points de vue sur le monde des courses hippiques : 

un regard sans concession

Passionnée, l'équipe de journalistes vous propose de tout savoir sur l'organisation, les compétiteurs hommes et chevaux mais aussi sur les abus, les privilèges... Par le biais d'articles de fond sur des faits récents, ou de dossiers sur les grands sujets qui font débat, un seul objectif : que les turfistes passionnés puissent tout savoir et ainsi avoir un jugement s'appuyant sur... la vérité.

Le maître mot, trop souvent oublié par la presse.

 Articles rédigés par Patrick LANABÈRE

 (copies sous réserve d'autorisation)

N° Audiotel > 08.99.700.720

(0,80 € la minute)

Ne pas se tromper de cible...

13 mai 2014

Étant le dernier à encore oser dire ce qu’il pense (grâce à un journal indépendant), dans un milieu hippique totalement aseptisé, je dois -hélas- régulièrement rappeler une évidence : ce sens et ce droit à la critique, comme dans tous les milieux où il s’exprime, a pour but de faire avancer, en corrigeant les quelques erreurs qui pourraient nuire au milieu dans lequel il s’exprime. C’est le cas dans le sport, notamment en football où, par exemple, les nombreuses critiques émises par la presse objective, suite à l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar ont eu des effets. Les journalistes qui ont osé dire la vérité ont simplement relevé des évidences, entre autres celle de jouer dans des stades climatisés à l’époque où l’on prend en compte l’environnement.

S’il ne s’étaient exprimer librement sur le sujet, Sepp Blatter, Président de la FIFA, aurait-il été amené à déclarer, comme il l’a fait cette semaine sur la radio télévision  Suisse : “Le choix du Qatar pour organiser la Coupe du monde 2022 était une erreur mais on commet beaucoup d’erreurs dans la vie...”. Et envisagerait-on, comme c’est le cas désormais, de corriger cette “erreur” en faisant jouer la Coupe du Monde 2022 en hiver ?  Tout comme en politique, si Médiapart n’existait pas, les différents scandales et/ou abus de pouvoir auraient-ils été mis en lumière ? Et des personnages qui sont la honte d’une République ne serait-ils pas encore en place ? Alors sous prétexte que les courses sont un milieu marginal, dont les erreurs des dirigeants sont sans commune mesure avec les événements précités, faut-il se taire ? Faut-il laisser faire et regarder sans réagir, pire, en consentant, des dirigeants qui pour certains entraînent une filière importante dans le paysage français, droit dans le mur. Ainsi, quand on met en exergue comme je le fais régulièrement dans ces colonnes et sur Twitter, des décisions qui portent préjudice à tous, par un manque à gagner en terme de recettes, faut-il nous tourner en ridicule ? Cela rapporte quoi ? Quand je prends l’exemple de choix de PICK5 qui ne sont acceptables ni pour les turfistes ni pour le comptable des recettes -le PMU-, plusieurs fois par semaine, en quoi “ronchonne-t-on ?”. Samedi dernier, “Le Trot” a placé son PICK5 à Amiens, dans une course modeste de 14 partants, alors que Vincennes offrait une possibilité (dans la “der”) avec une course bien plus relevée et avec 17 partants. Tant sur le plan sportif que sur le plan comptable (l’un entraînant l’autre, faut-il rappeler là encore une évidence ?), le choix de Vincennes s’imposait. Pourquoi donc se priver ainsi de recettes plus élevées ? Y-a-t-il une voix pour défendre un choix aussi incohérent ? Certains l’ont fait, en mettant en avant l’horaire (16h10 pour la “der” de Vincennes, 18h15 pour Amiens). En avançant un des arguments à la base de la création du PICK5, sensé être “un deuxième Quinté éloigné autant que possible de son grand frère...”. Mais à ceux qui avancent encore ces vieux arguments, il est simple de répondre que, depuis, un second PICK5 quotidien a été créé... Que samedi dernier, il se disputait à Fontainebleau à 17 heures ... dans la première. Par conséquent, si l’on voulait un PICK5 après 18 heures, il suffisait de changer l’ordre des courses de Fontainebleau. Tout en faisant remarquer que les horaires ne sont plus une priorité depuis des mois. Chaque jour, quasiment, des PICK 5 sont disputés près les uns des autres. Dimanche dernier, ils étaient à 17h15 et 18h15 (sans aucun intérêt sportif à Angoulême...). Lundi à 17h25 et 18h10... Mardi un PICK5 se déroulait à 14h35 soit 45 minutes après le Quinté... Ce samedi, une heure seulement entre le PICK5 et le Quinté à Maisons-Laffitte !

Tout cela pour confirmer que l’excuse des horaires n’est plus d’actualité, sauf apparemment pour expliquer une “erreur” des organisateurs. Dommage que personne ne comprenne, dans les institutions et leurs supporters inconditionnels, qu’il serait de l’intérêt de tous que tous les problèmes qui ont des conséquences sur les recettes soient traités sans parti pris. Comme par exemple celui du prix des entrées, ou des horaires inadaptées, de certaines réunions, qui font des dégâts chaque jour... À bon entendeur.

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