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Points de vue sur le monde des courses hippiques : 

un regard sans concession

Passionnée, l'équipe de journalistes vous propose de tout savoir sur l'organisation, les compétiteurs hommes et chevaux mais aussi sur les abus, les privilèges... Par le biais d'articles de fond sur des faits récents, ou de dossiers sur les grands sujets qui font débat, un seul objectif : que les turfistes passionnés puissent tout savoir et ainsi avoir un jugement s'appuyant sur... la vérité.

Le maître mot, trop souvent oublié par la presse.

 Articles rédigés par Patrick LANABÈRE

 (copies sous réserve d'autorisation)

N° Audiotel > 08.99.700.720

(0,80 € la minute)

Tribune Libre de notre confrère Jean-François PRE

15 février 2014

“Dans une récente intervention, M. Germond, Président du PMU, qualifie l’émission «Courses et paris du jour», diffusée sur TF1 à 20 h 40 jusqu’à la fin 2011, de «bruit de fond». Je lui donne entièrement raison. Noyée dans le bain des microprogrammes qui se bousculent entre la fin du JT de vingt heures et la météo, cette émission, dont j’avais la responsabilité éditoriale au sein de la chaîne, était effectivement devenue un bruit parmi tant d’autres, sur fond de hennissements. Un bruit qui, de surcroît, n’avait aucune valeur informative. Je tiens simplement à préciser que si cette émission a perdu toute son originalité, le PMU en est largement responsable.

C’est lui qui a exigé que mes textes soient lus par des comédiens interchangeables qui obéraient toute fidélisation du téléspectateur. Sans parler de la crédibilité du produit. C’est lui qui a voulu réduire la fréquence de l’émission au week-end. On voit ce que ça donne sur France 3 !... Enfin, c’est aussi le PMU qui, fort du gros chèque qu’il signait à chaque renouvellement de contrat, s’arrogeait la mainmise absolue de la ligne éditoriale, tant sur le fond que sur la forme. À TF1, celui qui paye a toujours raison. C’est l’article 1 de la gestion d’une télévision commerciale. Avoir un programme court dans cette tranche horaire, sur une chaîne comme TF1, était une chance inouïe pour un annonceur, une chance que le PMU ne retrouvera pas de sitôt (la FDJ s’est empressée de se glisser dans la place). Si le Président du PMU avait donné carte blanche aux professionnels de la télé (je ne parle pas de moi, car la télévision est un travail d’équipe), il ne l’aurait sûrement pas regretté. Cette émission existerait toujours et j’ai la faiblesse de croire que son audience – sa forte audience – ne serait pas que passive. Mais il est vrai que, sous sa forme « bruit de fond », elle n’intéressait personne. À commencer par le signataire de ces lignes, qui fut soulagé quand elle s’arrêta. Soulagé de la besogne la plus insipide de ma longue carrière. Quand on est passionné de courses et que l’on a entre les mains l’arme la plus puissante de l’arsenal médiatique, c’est quand même dommage d’en arriver à une telle conclusion. “

Inutile de préciser que nous sommes en parfait accord avec ce constat implacable, nouvelle preuve d’un gâchis sans cesse accumulé.     

Le parieur, toujours la dernière roue du carrosse... Voir la vérité en face, se recentrer sur les fondamentaux et les turfistes