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Points de vue sur le monde des courses hippiques : 

un regard sans concession

Passionnée, l'équipe de journalistes vous propose de tout savoir sur l'organisation, les compétiteurs hommes et chevaux mais aussi sur les abus, les privilèges... Par le biais d'articles de fond sur des faits récents, ou de dossiers sur les grands sujets qui font débat, un seul objectif : que les turfistes passionnés puissent tout savoir et ainsi avoir un jugement s'appuyant sur... la vérité.

Le maître mot, trop souvent oublié par la presse.

 Articles rédigés par Patrick LANABÈRE

 (copies sous réserve d'autorisation)

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FRANCE GALOP : double langage, fautes politiques, préjudices économiques...

08 novembre 2013

Le malaise est grand dans le milieu du galop, en proie à de grandes difficultés dans différents domaines. Il y a tout d’abord les enjeux, fortement à la baisse, lesquels provoquent un besoin de réduction des dépenses... Si du côté du trot, bien que tout ne soit pas parfait, on n’est suffisamment prudent pour voir un peu venir, du côté des galopeurs, on n’a visiblement pas les moyens de ses ambitions. C’est un secret de polichinelle, les enjeux se maintiennent bien mieux au trot qu’au galop.

Une raison à cela, la popularité des trotteurs, due à leur longévité. Il est une évidence, c’est l’équation qualité/longévité qui a fait la gloire des courses de trotteurs et c’est un constat qui semble pourtant échapper à certains responsables. Du PMU tout d’abord, lequel a cru bon d’inonder les parieurs de courses en petite province et pire, à l’étranger avec des chevaux inconnus, des jockeys inconnus, le tout sans références (performances)... En résumé, des courses virtuelles alors que le PMU devrait se concentrer uniquement sur le seul levier de croissance fiable et viable, la prise de paris de l’Europe sur les belles courses françaises... L’équation qualité/longévité, France-Galop semble également l’avoir occultée en maintenant des programmes de courses faisant la part belle au nombre,alors que la politique aurait dû être menée afin de faire des chevaux d’âge de véritables vedettes. Pourquoi n’avoir pas copié le modèle “trot” alors que ce dernier fonctionne ? Les instances du galop devront en rendre compte, tout comme de leur double langage. Celui qui consiste à dire d’un côté que l’on veut faire des économies en fermant éventuellement Maisons-Laffitte, alors que le président de France Galop, ex-président du PMU, est à l’origine de la perte de vingt millions d’euros due aux investissements inconsidérés dans le groupe de presse Gény, avec des conditions d’achat pour le moins curieuses, au grand bénéfice d’une société privée, Serendipity. Double langage également sur l’investissement délirant prévu sur le nouveau Longchamp... alors qu’une erreur contractuelle, face à la Maire de Paris, a provoqué la rupture des baux de Longchamp et Auteuil et coûté des millions d’euros à l’institution. Double  langage encore avec le soutien oral aux défenseurs du site de Nonant-le Pin... tout en recevant Nathalie Kosciusko-Morizet. Auraient-ils oublié qu’elle était l’une des ministres responsables (en l’occurrence à l’écologie) quand l’Elysée de l’époque a “muté” le préfet qui était défavorable au projet de GDE, au profit d’un préfet qui a permis d’en être là où nous en sommes dans ce dossier brûlant. Les manifestants, sur place, apprécieront...

Commencer par entretenir les hippodromes existants SAUVER LES COURSES ? PEUT-ÊTRE DÉJÀ TROP TARD...