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Actualité hippique : une analyse acérée signée Lanabère

Il se passe chaque jour quelque chose sur les hippodromes. Si nombre de courses ne sont en fait que des épreuves loteries de faible niveau, il existe de vrais événements, avec des chevaux de qualité. Dans cette rubrique, vous saurez tout des compétitions de bon niveau et tout ce qui se dit en secret dans les coulisses. Présentation d'avant-course, analyse après-course en fonction de l'intérêt sportif...   Pour cela, nous sommes chaque jour au sein des écuries, sur les champs de courses et dans les centres d'entraînement.

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LE “MOUVEMENT DES PARIEURS”... OU L’ÉNERGIE DU DÉSESPOIR !

10 septembre 2014

Depuis plusieurs semaines, des turfistes plus radicaux que ceux des deux associations existantes se sont regroupés dans un “Mouvement des parieurs” qui a communiqué sur son ras le bol de la politique des courses. Comment ne pas les comprendre ? Nous qui  mettons dans ces colonnes en évidence tous les “travers” des responsables des courses depuis des années et qui hélas, ne sommes pas écoutés, ni même entendus par une oligarchie qui règne en monarque absolue sur les courses... avec l’argent du public parieur et ce, sans aucune décence. Avec des dirigeants qui gaspillent sans compter depuis des années, qui ont mis en place des politiques au mieux inadaptées, au pire calculées pour servir leurs intérêts de grands éleveurs-propriétaires... Avec un PMU qui a fondé toute sa politique, depuis bientôt dix ans, sur le simpliste raisonnement additionnel, voulant faire croire aux sociétés de courses que plus de courses et plus de jeux produiraient indéfiniment plus de recettes. Avec  une majorité de médias qui ne pensent qu’à flatter pour être récompensés par des budgets publicitaires proportionnels à leur servilité. Comment tous ces hommes de (tous) pouvoir(s) peuvent-ils s’étonner que les “petits”, ceux qui payent et qui voient leur sport ou loisir préféré, les courses hippiques, se vider de leur substance sans que personne ne réagisse, en viennent aux extrêmes.

C’est la même histoire partout. Les politiques, qui font preuve d’un laxisme voire d’une complicité coupables savent pourtant ce que produit le mépris de la majorité silencieuse... Un jour, elle se fait entendre avec des moyens “extrêmes”. Aux courses, la solution extrême c’est l’abstention de jouer (qui peut à terme avoir des conséquences dramatiques pour toute l’institution) ou la manifestation sur le terrain, en bloquant ou retardant par exemple un départ de Quinté comme ce fut le cas jeudi à Lyon. Qu’il est facile, en commentaires, de les qualifier “d’hurluberlus”... En gardant toujours ce ton condescendant et méprisant. Plutôt que de se poser les bonnes questions. Cela n’est pas rappeler la levée de bouclier suite aux déclarations d’une candidate des “verts” aux européennes, avant les élections européennes. En fait, pour les dirigeants des courses, la ligne de conduite est claire : c’est toujours la faute des autres.


Pourtant, ce “Mouvement des parieurs” s’est fait connaître via Facebook et a aussi fait parvenir à de nombreux acteurs du monde des courses des communiqués, dont l’introduction et la conclusion retenaient l’attention.

Extraits :

Toutes les diverses Gouvernances sont concernées et donc responsables: trot, galop, tous confondus. Ils ont considéré le Mouvement des Parieurs, comme un feu de paille, cherchant plus à évaluer un rapport de FORCE que d'écouter ses sages et légitimes revendications. Ils n'ont pas pris la mesure de l'exaspération des joueurs face aux tricheries qu’ils observent, à la multiplication des réunions “bouche-trous” sans aucun intérêt sportif... Tous les décideurs contactés se réfugient derrière le mot magique: LA CRISE... Si nous perdons nos clients sur les hippodromes, c'est la faute de la crise, la baisse des enjeux, la faute de la crise.... Il se trouve qu’au Mouvement des parieurs, nous ne pensons pas la même chose, parce que nous savons et vous aussi, que la crise n’explique pas tout. Nous sommes (patrons de bars et clients PMU) en contact direct avec les joueurs et nous savons, notamment,  que les arrivées "fantômes", les contre-performances permanentes, les courses pudiquement appelées "inexactes" par les commissaires finissent petit à petit à détourner les clients des PMU et des sites en ligne...

Ces voix qui viennent du terrain me font penser à celles de l’Association Nationale des Turfistes (ANT) qui fait, à peu de chose près, la même analyse, sur un plan plus large, avec des arguments  étayés, et qui tente, depuis des années, par des moyens légaux, de faire entendre raison aux dirigeants des courses. Hélas sans grand succès car l’oligarchie règne... Dès lors faut-il s’étonner d’une montée en puissance de cet autre mouvement ?

À signaler que le “Mouvement des parieurs” était présent le jour du Grand Steeple-Chase de Paris, où ils ont distribué des flyers. Ils ont aussi annoncé avoir l’intention de mener une action dimanche à Chantilly, jour du Jockey Club. Au lieu de calmer le jeu, en invitant au dialogue, les dirigeants, via François Boulard (France-Galop) ont fait savoir qu’il allait être étudié le renforcement de la sécurité pour le jour du Jockey-Club, afin d’éviter ce genre de manifestations.


Comme d’habitude, le mépris est donc la seule réponse au malaise turfiste.

IL y a "TRÊVE" et trêve… SE RECENTRER SUR SES POINTS FORTS ET SES CHAMPIONS...