Bibliothèque

Pour découvrir une sélection des ACTUS publiées les années précédentes, cliquer sur une période :

Actualité hippique : une analyse acérée signée Lanabère

Il se passe chaque jour quelque chose sur les hippodromes. Si nombre de courses ne sont en fait que des épreuves loteries de faible niveau, il existe de vrais événements, avec des chevaux de qualité. Dans cette rubrique, vous saurez tout des compétitions de bon niveau et tout ce qui se dit en secret dans les coulisses. Présentation d'avant-course, analyse après-course en fonction de l'intérêt sportif...   Pour cela, nous sommes chaque jour au sein des écuries, sur les champs de courses et dans les centres d'entraînement.

N° Audiotel > 08.99.700.720

(0,80 € la minute)

Chiffre d’affaires des jeux : la F.D.J. progresse... les courses en recul !

15 janvier 2014

Voilà un titre qui devrait interpeller nos dirigeants. Alors que les responsables de la politiques des courses hippiques incriminent la crise économique pour expliquer les mauvais résultats 2013, voilà que la Française des Jeux annonce, elle, sur le même créneau du "jeu-loisir" un C.A. à la hausse, confirmant ce que l'on savait déjà, à savoir qu'en cas de crise économique, le secteur jeu est un refuge dans lequel le public retrouve l'espoir de "mettre un peu de beurre dans les épinards", voire de “toucher le gros lot”. Les très bons résultats de la F.D.J. sont la preuve que la baisse des enjeux hippiques ne peut être attribuée à ce facteur général, mais bel et bien à la politique des courses hippiques en France. Comme nous l'écrivons depuis plusieurs années, attribuer les très bons résultats, en terme d'enjeux hippiques bruts, des années 2000 à 2009, à la politique inflationniste du nombre de réunions, de courses, et de paris par course, est une contre-vérité.

 Ils étaient dus, en fait à différents progrès techniques déjà développés dans nos colonnes, et désormais arrivés à leur terme. À l’image du remarquable travail effectué sur le réseau informatique du P.M.U qui, à la fin des années 90, était préhistorique. Une remise à niveau qui a impliqué un bouleversement total au niveau du confort des joueurs, comme la possibilité de jouer jusqu’au départ de la course (contre fermeture des bureaux à 13 h en moyenne). Un élément de confort parmi d’autres, nombreux, qui ont donné un nouveau souffle aux paris hippiques. Parmi eux l’évolution des paris à distance et la création et constante amélioration de la chaîne Equidia, sont des éléments qui ont été déterminants dans les bons résultats. Sans oublier un facteur mécanique indéniable, le nombre de points de vente, passés en quelques années de 4.500 à près de 12.000... Ne pas vouloir analyser ces évidences et laisser croire que l’inflation de courses et de jeux était l’élément déterminant a non seulement empêché les dirigeants d’anticiper les bonnes résolutions indispensables, mais les a encourager à développer des paris-loteries qui ont peu à peu fait perdre leur spécificité aux courses hippiques.

Pour soigner un malade, il faut faire le bon diagnostic, le plus tôt possible. Celui des turfistes est simple : Il est urgent de ralentir ! Ralentir les courses d’inconnus qui impactent la confiance. Ralentir la cadence des jeux, qui se concurrencent et impactent les rapports. Encore faut-il pour cela accepter de voir la vérité en face et d’écouter la clientèle.                       

QUAND LES “BOURDES” IMPACTENT LA CONFIANCE... NON, DE BELLES “QUALIFICATIVES” NE DÉFLORENT PAS UNE GRANDE FINALE !