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Actualité hippique : une analyse acérée signée Lanabère

Il se passe chaque jour quelque chose sur les hippodromes. Si nombre de courses ne sont en fait que des épreuves loteries de faible niveau, il existe de vrais événements, avec des chevaux de qualité. Dans cette rubrique, vous saurez tout des compétitions de bon niveau et tout ce qui se dit en secret dans les coulisses. Présentation d'avant-course, analyse après-course en fonction de l'intérêt sportif...   Pour cela, nous sommes chaque jour au sein des écuries, sur les champs de courses et dans les centres d'entraînement.

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ENCORE UNE FAUTE LOURDE CÔTÉ ORGANISATEURS

31 août 2013

Quand on dit que les organisateurs sont totalement largués, dépassés, par les événements, c'est devenu un euphémisme... Et chaque semaine, un exemple hallucinant vient étayer ce triste constat. Ce dernier lundi, à Vincennes, une chute dans la descente, alors que les chevaux avaient largement dépassé le kilomètre de course, a déclenché immédiatement la neutralisation de l'épreuve alors que VULGATE D'AWAGNE et son driver étaient au sol. Pas même le temps de savoir s'il y avait des dégâts ou non, la décision d'annuler la course fut prise aussitôt. 

Dans un premier temps, même si nous sommes partisans de jouer la carte de la sécurité pour les hommes et les chevaux -nous l'avons souvent écrit- on constate que la décision a probablement été trop rapide ; il aurait en effet été plus sage d'attendre quelques instants pour savoir si la pouliche et le pilote allaient se relever rapidement, ce qui fut le cas même si cela a pris plus de temps pour la pouliche, choquée par le contact de son antérieur avec le sulky qui la précédait. Mais répétons-le, on ne critiquera pas le fait d'avoir été "trop" prudent. 

En revanche, le même affolement qui a ensuite consisté a recourir ce Quinté dans un délai très court est là extrêmement critiquable. Une fois de plus, les seuls éléments qui n'ont pas été pris en compte sont le turfiste et le cheval, deux pions essentiels au bon fonctionnement des courses mais qui semblent, et c’est tout le paradoxe, le cadet des soucis des dirigeants. Dès lors, pas un responsable, pas un commissaire ne s'est posé la question de savoir si toutes les participantes allaient pouvoir repartir sur un pied d'égalité à 14h20, soit moins de trente minutes après le premier essai.  D'autant qu'il aurait été important d'apprécier la manière dont s'était déroulé ce premier acte : les commissaires auraient pu alors analyser (mais n'est-ce pas trop leur demander ?) que certaines candidates avaient en cette première partie fait bien davantage d'efforts que d'autres. Notamment la favorite VODKA DES CAILLONS, tout de suite dans le groupe de tête et qui venait de faire un effort pour s'emparer de la tête au moment de l'interruption. Et aussi une autre des favorites, VANITY FAIR qui, elle, venait, après avoir assuré un départ par conséquent assez lent, de combler le terrain perdu au prix d'un violent effort de trois-quatre cents mètres qui arrivait à son terme au moment de l'incident. De toute évidence, au moins ces deux là avaient consenti bien davantage d'efforts que d'autres et en ne laissant pas tout le temps à toutes de très bien récupérer, une fois de plus, les organisateurs, qui n'entendent que la sirène de la recette à sauver à tout prix, ont pris la lourde décision de recourir (trente minutes plus tard) lourde de conséquences. Alors qu’ils nous donnent une seule bonne raison d'une telle décision ? Pourquoi, par exemple, ne pas avoir décidé de recourir ce quinté en milieu ou fin de réunion, pour s'assurer d'une course régulière, avec des prétendantes toutes en état de défendre leurs chances ? Car de toute évidence, VODKA DES CAILLONS et VANITY FAIR n'ont pas fait leur valeur et nul ne peut être certain que cela aurait été le cas si on leur avait laissé le temps de récupérer. Surtout VANITY FAIR, complètement cuite à 500 mètres de l'arrivée. Mais que les courses soient régulières intéressent-ils encore quelqu'un du côté de l'organisation des courses en France ? 

C’est pourtant l'un des moyens, parmi d'autres, de redonner un peu confiance aux parieurs. Et quand bien même on ne serait pas d'accord avec toute cette vision des faits, il est une chose absolument incontestable : bien des parieurs, notamment les très nombreux ayant joué l’une ou les deux favorites qui se sont éteintes en phase finale, auront eu cette désastreuse impression qu’on les a pris une nouvelle fois pour des pigeons. Et ne pas penser aux effets négatifs de tels événements est une véritable faute professionnelle, une de plus ! 

MARANELLO OU LA MORT D’UN CHEVAL SYMPA MANQUE DE PARTANTS, SUITE...