Bibliothèque

Pour découvrir une sélection des ACTUS publiées les années précédentes, cliquer sur une période :

Actualité hippique : une analyse acérée signée Lanabère

Il se passe chaque jour quelque chose sur les hippodromes. Si nombre de courses ne sont en fait que des épreuves loteries de faible niveau, il existe de vrais événements, avec des chevaux de qualité. Dans cette rubrique, vous saurez tout des compétitions de bon niveau et tout ce qui se dit en secret dans les coulisses. Présentation d'avant-course, analyse après-course en fonction de l'intérêt sportif...   Pour cela, nous sommes chaque jour au sein des écuries, sur les champs de courses et dans les centres d'entraînement.

N° Audiotel > 08.99.700.720

(0,80 € la minute)

ALFAS DA VINCI, mort pour rien ?

29 décembre 2017

L’avant dernier quinté de l’année aura été un cauchemar... Alors qu’il revenait des derniers rangs à pleine vitesse, suivi comme son ombre par CALL ME KEEPER, le favori ALFAS DA VINCI (l’alezan à gauche) s’est fracturé un antérieur et a dû s’arrêter, accrochant CALL ME KEEPER avec lequel Pierre Vercruysse n’a pu éviter la chute. En grande condition physique, ce dernier a pu heureusement éviter la catastrophe. Si CALL ME KEEPER a pu, lui, rentrer sain, le pauvre ALFAS DA VINCI a dû être euthanasié pour abréger ses souffrances. À la suite de cet accident dramatique, une polémique est née, notamment sur les réseaux sociaux, du fait que lors des heats d’échauffements, ALFAS DA VINCI était très "raidillard", voire boiteux (il y a des images où l’on voit le cheval “feinter” au petit trot...).

Logique, par conséquent, que ceux qui aiment les chevaux et les courses aient réagi fortement, c’est même tant mieux.

Un de nos confrères de Paris-Turf a même, sur les images, mis le commentaire suivant : “Voici la dernière image qu’on aura de toi. Quelle vision d’horreur... Déjà mourant avant de courir !”. Certains ont également accusé Bjorn Goop d’avoir couru malgré les circonstances. Il faut savoir que l’entraîneur, en vacances, avait indiqué au pilote que le cheval manquait de souplesse aux échauffements et que c’était “normal”. Difficile par conséquent, avec de telles indications, de jauger l’attitude à adopter. Bien sûr, si c’était à refaire, le choix serait évident. Alors que faire ? Tout simplement que les commissaires, décidément toujours aussi irresponsables, fassent le job pour lequel ils sont indemnisés “largement”... Ils ont parmi leurs prérogatives de s’assurer que les chevaux soient en état de défendre leur chance, ne serait-ce que par respect des parieurs. Pour cela ils devraient regarder les canters, voir les chevaux aux écuries... Inutile de vous dire qu’au fil des années, on ne les a jamais vus intervenir pour empêcher un cheval de courir ! Le pire, pour le pauvre alfas da Vinci, c’est qu’en Scandinavie, d’où il venait, nombreux sont les observateurs européens à affirmer qu’avec le peu de souplesse affichée lors de ses échauffements, il n’aurait pas été autorisé à courir, déjà par le vétérinaire de service...

Voilà, parmi les nombreuses réformes à effectuer pour redonner une bonne image des courses françaises, une priorité. Mais nous ne sommes hélas guère optimistes puisque nombreux sont les chevaux à avoir déjà payé de leur vie le laxisme régnant sur nos hippodromes... Sans qu’aucune règle ou mauvaise habitude ne change.

PROPULSION, “finger in the nose” Un parfum d'Amérique...